Chiffres - Statistiques - Remontées terrain

SOMMAIRE

 


Secteurs fortement en baisse :

 

​Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les plus fortes baisses en pourcentage ne sont pas dans les services marchands (à cause de l'alimentaire qui tient le coup) mais dans le bâtiment/construction -89% (pour une part dans le PIB de 6%), puis l'industrie (hors agroalimentaire) -52% (pour une part PIB 12%) (INSEE enquête conjoncture au 26/03 : écart entre la dernière semaine de mars et une semaine d'« activité normale »).

Par contre, la baisse du secteur marchand (hors agro.) -35% qui représente une part PIB de 56% reste la plus grave en terme de croissance, avec des disparités par sous-secteurs : transports, hôtellerie, restauration, loisirs, etc... sont bien entendus les plus touchés.

 


 

PGE

 

La situation au 16/09

Depuis les derniers chiffres annoncés dans notre lettre du 7 Août, nous avons le plaisir d’actualiser les chiffres des PGE attribués, sur la base de ceux au 4/09. (Pour ceux qui le souhaitent, l’évolution de ces chiffres a été relatée dans nos lettres des 2427 et 30 avrilpuis 4192025 et 26 mai8 juin). La situation est désormais la suivante :

  • le total des « demandes recensées par les banques » s’élève désormais à près de 124 Mds, contre près de 121 Mds à fin juillet : on commence à plafonner, pourtant certains de ceux qui pensaient ne pas en avoir besoin pourrait encore changer d’avis au gré des annonces dépressives d’ici à la fin de l’année,
     
  • le montant des pré-accords s’élève désormais à 120 Milliards, contre près de 115 à fin juillet, correspondant à près de 574 000 dossiers contre 555 000, soit environ 19 000 dossiers nouveaux par mois.
     
  • le taux de « refus sur les demandes » affiché qui est désormais de 2,8% contre 2,7 % à fin juillet et 2,5% à fin mai sur les « demandes éligibles » poursuit sa légère hausse,
     
  • la moyenne générale se stabilise désormais à 206 Ke par PGE, contre 205 Ke précédemment. Les ETI ont finalisé leurs négociations de PGE, puisqu’elle sont désormais 1066 à en bénéficier contre 238 un mois avant, pour une moyenne de PGE stable à 12,5 Me35 grandes entreprises (contre 24 un mois avant) s’en sont vu octroyer pour une moyenne en baisse à 421 Me contre 578 Me pour les 1ères,

 

La situation au 24/07

  • le total des « demandes recensées par les banques » s’élève désormais à 121 Mds, contre près de 109 Mds à fin mai, soit à peine 12 Mds de plus, et principalement pour des ETI et grandes entreprises, mais pas que…,
  • le montant des pré-accords s’élève désormais à 115 Milliards, contre près de 88 à fin mai, correspondant à près de 555 000 dossiers contre 475 000, soit environ 40 000 dossiers nouveaux par mois. Il semblerait donc que certaines entreprises qui n’en avait pas fait la demande se soient manifestées au regards des incertitudes annoncées pour la fin de l’année 2020 (au cas où ! comme d’ailleurs nous incitons certains de nos client à le faire),
  • Comme anticipé, le taux de « refus sur les demandes » affiché qui est désormais de 2,7% contre 2,5% à fin mai sur les « demandes éligibles » est en légère hausse, mais finalement pas de manière si significative que nous le pensions, montrant que les banques, mais aussi les entreprises, ont finalement ajusté leurs demandes respectives afin de concilier au bon montant plutôt que de refuser ou se voir refuser, 
     
  • La moyenne générale, a, quant à elle, fait un bond en avant de 10% à 205 Ke par PGE, contre 186 Ke précédemment. Pour les TPE (<10 salariés et < 2Me de CA), la moyenne est stable aux alentours de 92Ke et représente près de 40% du total de l’encours. Pour les PME (<250 salariés et < 50 Me de CA) qui font 35% du total de l’encours, elle est remontée de 10% à 1,4 Me. ce sont 30% de plus d’ETI, soit 238 entreprises, qui y ont eu recours pour une moyenne de PGE de 12,5 Me, stable. Par contre ce sont désormais 24 grandes entreprises qui s’en sont vu octroyer pour une moyenne de 578 Me / PGE :
  1. 27,6 Mds pour le secteur du commerce automobile, soit un niveau redescendu à 24% du total contre 27% précédent pour une moyenne assez stable de 218 Ke/PGE.
  2. 19,7 Mds pour l’industrie manufacturière, en progression de 71%, soit désormais 17% du total,
  3. Le secteur CHR remonte à 7,6 Mds contre 6,5 Mds à fin mai, certainement favorisé par les réouvertures, pour une moyenne de PGE toujours proche de 90 Ke,
  4. la construction a repris de l’élan à 10,1 Mds contre 8,2 Mds à fin-mai, et une moyenne en légère progression à 140 Ke/PGE,
  5. les activités techniques et scientifiques représentent toujours près de 10% du total de l’encours de PGE pour une moyenne de PGE de 227 Ke/PGE,
  6. à noter que les activités financières et d’assurance représentent maintenant 11,5 Mds, soit presque le double de fin mai, pour une moyenne de PGE de 1,2 Me,
  • Les 4 régions les plus concernées (soit les 2/3 des encours de PGE octroyés) :
  1. IDF : s’envole actuellement à 37% du total, pourcentage en forte hausse bien au-delà du niveau de sa part de PIB français,
  2. Auvergne-Rhône-Alpes : en baisse de 2 points à 10,6%,
  3. PACA, en baisse relative également d’1 point à 8,3%,
  4. Nouvelle Aquitaine : en baisse à près de 7% pour près de 56800 dossiers de 142 Ke de moyenne par PGE, montant en légère hausse,

 

La situation au 12/06

Le montant des pré-accords s’élevait à légèrement plus de 100 Milliards, soit 1/3 des 300 Mds ouverts, contre près de 88 à fin mai, correspondant à près de 502 000 dossiers contre 475 000. Pour rappel, le total des « demandes recensées par les banques » s’élevait à 109 Mds à fin mai, contre près de 71 Mds au 30 avril. Ce chiffre à fin juin ne devrait être actualisé que mi-juillet,

  • La moyenne générale, lissée, continue de croitre légèrement à près de 200Ke par PGE, contre 186 et 182 Ke précédemment, marquant l’arrivée des plus gros montants de PGE pour les grosses PME et ETI,
  • Sur les 100 Milliards  :
  1. 25 Mds sont pour le secteur du commerce, redescend désormais à 25% du total,
  2. 17,6 Mds pour l’industrie manufacturière, remontant désormais nettement à 17,6%,
  3. la construction semble avoir fait le plein à 8,9 Mds contre 8,2 à fin mai,
  4. les activités techniques et scientifiques représentent toujours près de 10%,
  • Les régions les plus concernées :
  1. IDF : qui était jusqu’alors à 32-33% du total, correspondant à peu près au niveau de sa part de PIB,  concentre désormais près de 37% du total des montants,
  2. Auvergne-Rhône-Alpes : redescend à 10% après avoir été longtemps à 12%,
  3. PACA à 8,5% après 9,2%,
  4. Nouvelle Aquitaine et Occitanie : entre 7 et 8%.

 

La situation au 29 mai :

  • au 29/05, le total des « demandes recensées par les banques » s'élève désormais à 109 Mds, contre près de 71 Mds au 30 avril, soit à peine 40 Mds de plus,
  • le montant des pré-accords s'élevait à plus de 88 Milliards, contre près de 78 à mi-mai, correspondant à près de 475 000 dossiers contre 426 000, soit désormais un certain plafonnement des PGE, alors que ces chiffres comprennent les PGE les plus significatifs décidés par Arrêtés pour les ETI et les grands groupes, soit respectivement 77 pour près de 10 Mds et 11% du total et 7 pour près de 7 Mds et près de 8% du total,
  • le taux de « refus sur les demandes » affiché qui est de 2,5% semble très faible, et très proche des 2,4% au 23 avril. Il est à notre avis à prendre avec précaution et ne saurait être qu'un minima, basé sur un nombre de dossiers et non sur les montants demandés correspondants, car les « instructions «  de dossiers plus compliqués pour les banques sont assez longues, comme on a pu le voir sur le terrain. Ce taux va donc inévitablement augmenter sur les prochains mois,
  • La moyenne générale, lissée est à 186 Ke par PGE contre 182 Ke précédemment. Pour les TPE (<10 salariés et < 2Me de CA), la moyenne est à 91Ke. Pour les PME (<250 salariés et < 50 Me de CA), elle est de 1,3 Me,
  • Sur les 88 Milliards  :
  1. 23,8 Mds sont pour le secteur du commerce automobile, soit stabilisé à 27% du total pour une moyenne de 216 Ke/PGE.
  2. 11,8 Mds pour l'industrie manufacturière, soit 13,5% du total,
  3. Le secteur CHR semble toujours très faiblement représenté à 6,5 Mds contre 5,9 Mds au 15/05, 5,3 Mds au 7/05 et 4 Mds au 24/04, pour une moyenne de PGE de 90 Ke,
  4. la construction commence aussi à plafonner à 8,2 Mds contre 7,4 Mds à mi-mai, et une moyenne à 137 Ke/PGE,
  5. les activités techniques et scientifiques représentent près de 10% du total de l'encours de PGE pour une moyenne de PGE de 363 Ke/PGE, 
     
  • Les régions les plus concernées :
  1. IDF : 32-33% du total, pourcentage désormais stable au niveau de sa part de PIB,
  2. Auvergne-Rhône-Alpes : 12% inchangé,
  3. PACA, stabilisé aux alentours de 9,2%,
  4. Nouvelle Aquitaine : idem à près de 8% pour près de 50000 dossiers de 136 Ke de moyenne par PGE,

 

La situation au 26 mai : Des chiffres plus récents au 15/05 ayant été publiés, nous sommes  en mesure d'en faire une nouvelle analyse, complétée des remontées terrain :

  • Au 15/05, le montant des pré-accords s'élevait à près de 12 Milliards supplémentaires, soit 77,6 par rapport aux quelques 66 Milliards de la semaine précédente correspondant à près de 426 000 dossiers, soit une forte hausse de la moyenne des nouveaux PGE accordés (308 Ke en moyenne, soit le double de la moyenne des 1ers PGE accordés un mois avant à 155 Ke). La moyenne générale s'élève désormais à 182 Ke. 
    Il y a donc fort à parier que les derniers chiffres comprennent bien les PGE très significatifs décidés par Arrêtés pour les ETI et les grands groupes,

     
  • TPE/PME : le croisement avec d'autres études montre que finalement, beaucoup de TPE et PME n'ont pas encore demandé de PGE (plus de 50% en moyenne selon les secteurs en Nouvelle Aquitaine). Certes, il faudra le rembourser, mais on sait tous combien, pour certains, la reprise peut s'avérer longue et fortement consommatrice de trésorerie, principalement, même si cela semble encore loin, à la rentrée de septembre : anticipez au mieux, Il reste encore du temps pour le faire et « ne vous trouvez pas fort dépourvu…. » quand la bise viendra.

 

  • Sur les presque 78 Milliards évoqués ci-dessus :
    • 21,5 Mds sont pour le secteur du commerce (soit 27% contre 29% une semaine plus tôt). Les commerces automobiles représentaient déjà, le 24 avril, 25% des entreprises concernées, pour 13,3 Milliards, cela signifie bien que beaucoup de petits commerce n'ont pas encore eu recours au PGE,
    • 10,4 Mds pour l'industrie manufacturièreLa plupart des petites industries ont effectués une demande de PGE dès le début de la mesure, les éventuelles hausse futures de cette partie proviendront de plus gros groupes,
    • Le secteur CHR semble toujours très faiblement représenté à 5,9 Mds contre 5,3 Mds au 7/05 et 4 Mds au 24/04, traduisant ce que l'on ressent sur le terrain : la grande difficulté de ce secteur qui est toujours touché par les fermetures, peine à imaginer un retour à une bonne rentabilité en réorganisant l'espace, donc en réduisant le potentiel de clientèle, et par conséquent à convaincre des banquiers de leur prêter, malgré la garantie de l'Etat, faite de leur « prouver » comment ils vont pouvoir rembourser un jour. La quadrature du cercle!
    • la construction semble plafonner à 7,4 Mds contre 6,9 une semaine plus tôt, alors qu'elle avait été en forte progression par rapport aux 4,3 Mds du 24/04. Bien qu'en pratique différente, la problématique des coûts supplémentaires des mesures d'hygiènes, non répercutables sur les chantiers, abouti aux mêmes conséquences,

 

  • Les régions les plus concernées :
    • IDF : 32-33% du montant total désormais stable au niveau de sa part de PIB, sans surprise,
    • Auvergne-Rhône-Alpes : 12% inchangé,
    • PACA, en hausse à 9,4%,
    • Nouvelle Aquitaine : en baisse relative continue à 8% contre respectivement 8,7% et 10% antérieurement.

 

La situation au 19 mai :

La communication au titre de l’octroi de PGE se fait par l’intermédiaire d’une plateforme dédiée qui met à jour les chiffres de manière hebdomadaire. Malheureusement, cette mise à jour reste très macro et ne permet qu’une analyse en surface, et notamment quant aux différentes étapes du processus (demandes de PGE faites, pré-accords, et déblocages). Nous vous faisons part des chiffres disponibles hier soir (18 mai) ainsi que de notre analyse des remontées terrain :

  • Au 24 avril, le montant des demandes de PGE s’élevait à 70,8 Milliards : nous n’avons pas d’actualisation de ce chiffre. Mais nous rappelons que l'enveloppe globale pour les PGE est de 300 Milliards.
  • Le dernier chiffre disponible (au 7/05) fait état de 65,8 Milliards correspondant à près de 387 000 aides. On peut donc comprendre qu’il s’agit des PGE ayant fait l’objet de pré-accords (alors que les 70,8M ci-dessus représentaient les demandes). Nous ne savons pas non plus si ces chiffres comprennent les 5 milliards pour Renault et les 7 pour Air France, ainsi que les autres PGE décidés par Arrêtés pour des montants significatifs et qui ont été relayés au fil des quotidiennes (environ 3 Milliards supplémentaires), soit 15 Mds pour quelques grands groupes,
  • Toujours au 24 avril, les pré-accords correspondaient à 277 300  entreprises pour un encours de près de 43 Milliards soit presque 2 fois plus en valeur que 10 jours plus tôt (contre 162 300 entreprises au 15/04), pour une moyenne en légère hausse à 155 Ke par PGE, chiffres passés à 50 Milliards au 30 avril pour 322 000 entreprises. La moyenne du PGE par entreprise est passée à 170 Ke. On peut donc noter que le différentiel depuis le 30/04 serait principalement constitué des 15 Milliards pour les grands groupes, et par conséquent que les pré-accords PME tendraient à se tasser.

 

Le Ministère de l'Economie et des Finances a publié les chiffres au 24 avril (avec mise à jour pour certains au 30 avril) :

  • 70,8 Milliards soit le montant des demandes de PGE,
  • des pré-accords de 60% pour 277 300 entreprises et un encours de près de 43 Milliards soit presque 2 fois plus en valeur que 10 jours plus tôt (contre 162300 entreprises au 15/04), pour une moyenne en légère hausse à 155 Ke par PGE, chiffres passés à 50 Milliards au 30 avril pour 322000 entreprises (la courbe se tasse),
  • 93% des petites entreprises (< 2 Me de CA) pour 51% des montants pré-accordés ; toujours aucune grande entreprise pour le moment pour faire remonter les moyennes,
  • Étonnant, le faible nombre d'ETI concernées : 384 (soit seulement 8% du total des ETI) pour 4,6 Milliards soit une moyenne de 12 Me par PGE, mais 2 fois plus en 10 jours. La plupart doivent encore être à l'instruction : à suivre…
  • 2,4% seulement le taux de refus au 23 avril. NB : ce taux ne reflète pas la réalité du terrain et est sous-évalué :
  1. Certaines banques mettent longtemps à instruire les dossiers qu'ils considèrent comme les plus problématiques, et elles renvoient la balle aux chefs d'entreprises en leur demandant toutes sortes de documents longs et compliqués à produire,
  2. Certaines demandes pour lesquels les banquiers ont tergiversés peuvent très bien ne pas avoir fait la démarche de s'inscrire sur le site BPI France, or le taux de refus est celui remonté par les adhérents de la Fédération Française des Banques à la FFB (donc uniquement les refus fermes et notifiés, puisqu'ils doivent l'être obligatoirement désormais, ce qui n'était pas le cas au début du processus). En outre, ce taux ne figurait pas dans le précédent point du 15/04,
  3. Attendons d'avoir plus de recul avant de conclure sur ce point !

 

  • Les secteurs les plus concernés :
  1. Commerces et réparation automobiles : maintenu à 25% des entreprises concernées, pour 13,3 Milliards (contre 7,6 au 15) et 31% du total en valeur (inchangé),
  2. Hôtellerie restauration :  toujours à 16%, pour 4 Milliards (contre 2,4 au 15) et 9% (contre 10%) du montant total,
  3. Construction : inchangé à 12%, pour 4,3 Milliards (contre 2,8) et 11% du total (en légère baisse),
     
  • Les régions les plus (ou moins) concernées :
  1. IDF : 26% du montant total en légère hausse, (NB ce qui est logique quand on compare à environ 32% du PIB français et qui va donc s'accentuer avec l'arrivée des PGE grands groupes),
  2. Auvergne-Rhône-Alpes : 13% inchangé,
  3. Nouvelle Aquitaine : 10% également inchangé,
  4. A noter la Corse avec seulement 0,8% du total pour 330 Me,
  5. vous pouvez, si vous le souhaitez, voir les chiffres plus en détail par région dans la note du Ministère.

 

 


INSEE : Point de conjoncture économique

Point de conjoncture au 15/12 :

  • « La consommation des ménages, qui aurait chuté en novembre à 15 % sous son niveau d’avant-crise, comblerait en décembre près des deux tiers de cet écart pour revenir à 6 % sous le niveau du quatrième trimestre 2019. Le contraste entre novembre et décembre serait un peu moins marqué s’agissant du produit intérieur brut (PIB), avec une perte d’activité estimée à 12 % en novembre (estimée précédemment à -13%. NB : -30% en avril dernier), puis ramenée à 8 % en décembre. Au total sur le dernier trimestre, l’activité retomberait donc à 8 % sous son niveau d’avant-crise (l’écart s’était réduit à 3,7 % au troisième trimestre), soit un recul d’environ 4 % en variation trimestrielle », 
     
  • L’INSEE estime que le recul du PIB en 2020 est confirmé à -9%, soit mieux que la dernière estimation qui devait « osciller entre -9 et -10% pour 2020 ». Ce « recul de 9 points du PIB sur l’année est surtout un recul des services marchands (contribution de 5 points), en particulier des transports, de l’hébergement-restauration, du commerce et des services aux ménages», 
     
  • Sur la base d’une « hypothèse de stabilisation progressive de la situation sanitaire, qui permettrait d’ici juin de retrouver une activité économique proche de celle observée pendant l’été dernier,… » leur scénario est un rebond du PIB de : 
  1. + 3 % au premier trimestre 2021 : en mars 2021 l’activité pourrait revenir à son niveau d’octobre 2020,
  2. + 2 % au deuxième, avec une activité en juin 2021 qui ne serait plus qu’à 3 % sous son niveau d’avant-crise,
  3. Pour une croissance annuelle de 6% à mi-2021, avec une inflation, quasi nulle fin 2020, se redressant d’ici juin 2021,
  4. La BDF prévoit des scenarii qui oscillent entre 0 et 7% avec un médian retenu à 5%,
  • La bonne nouvelle vient du très fort rebond de la consommation des ménages anticipé en décembre sur les services ouverts, 
     
  • Notre impression, mais qui n’est étayée par aucune étude scientifique ou sondage savant, uniquement un sentiment global et diffus ayant pour origine le ressenti du terrain et de nos clients, est que le rebond va être fort, plus qu’anticipé ci-dessus, surtout si le vaccin est diffusé rapidement et largement dès les 1ers mois. On verra bien !

 

Point de conjoncture au 23 novembre :

  • Le chiffre final du rebond au troisième trimestre, s’élève à +18.2%, après -13,7% au deuxième et -5,9% au premier. Cela réduit donc le glissement annuel à -4,3% seulement, comparable aux -4,2% de l’Allemagne, contre un niveau proche de -19% au 2ème trimestreCompte tenu de la période relativement courte durant laquelle ce rebond a pu avoir lieu, c’est en partie ce qui nous fait penser, avec la perspective du vaccin en ligne de mire, que le rebond suite à ce 2ème confinement sera aussi très élevé, sur le 1er semestre 2021, sauf nouvel aléa bien sûr, 
     
  • L’INSEE indique également qu’au mois de novembre, qui comme chacun le sait n’est pas fini, l’activité économique serait à -13% de son niveau d’avant crise. Par comparaison, ce même chiffre s’élevait à -30% en avril dernier, fortement impacté alors par la construction et l’industrie qui ont su s’adapter entre temps et connaissent un niveau d’activité plutôt globalement bon, même si disparate, 
     
  • Selon les scenarii étudiés par l’INSEE pour des modalités de confinement plus ou moins strictes en décembre, le PIB annuel finirait par osciller entre -9 et -10% pour 2020, ce qui n’est pas très différent des estimations antérieures, 
     
  • Par contre, et c’est un élément intéressant qui permet de mettre des chiffres sur un ressenti :
  1. « pour 46 % des entreprises des services, 40 % de celles de l’industrie, et 56 % de celles du bâtiment, toutes interrogées en octobre, les mesures de protection sanitaires réduisent la productivité, entraînant des  difficultés  d’organisation  importantes »,
  2. « un quart des chefs d’entreprises dans l’industrie et dans les services déclarent que leurs effectifs sont relativement élevés au regard de leur niveau d’activité actuel ». L’INSEE en déduit, c’est son rôle, que cela présage des « ajustements futurs à la baisse », du chômage en clair. Nous préférons penser que les entrepreneurs anticipent, comme nous, le vif rebond et ne veulent le manquer pour rien au monde,
  3. A noter que dans le bâtiment, c’est plutôt l’inverse, les effectifs sont insuffisants par rapport au niveau d’activité. On risque de vite arriver à la surchauffe d’avant,
  • L’analyse des 1ers jours de reconfinement font état de baisses de consommation nettement moins marquées qu’en mars :
  1. une utilisation plus importante de la vente en ligne : 24% des transactions par carte bleue,
  2. une baisse des transactions de carburant, de restauration et d’hébergement moins forte cette fois-ci,
  3. une bonne tenue de la vente des équipements du foyer, grâce en particulier à l’ouverture des magasins d’équipements de la maison, de bricolage, …
  4. Une moindre anticipation d’achats pré-confinement, démontrant aussi une certaine adaptation,
  • Créations d'entreprises : démontrant le dynamisme sous-jacent des entrepreneurs français, le nombre total de créations d’entreprises tous types d’entreprises confondus est encore en hausse en octobre, certes de seulement de +0,4%, après les +2,2% de septembre, mais il faut surtout noter le cumul sur 3 mois de +19,9% par rapport aux mêmes mois de l’année 2019. Ceci qui porte quand même la hausse depuis le début de l’année à +4,2%. Principalement dopée par la création d’entreprises individuelles : +515000 sur 10 mois. La crise donne des ailes aux auto-entrepreneurs, parmi lesquels les futures ETI de demain?

 

Point de conjoncture le 3 novembre : l’INSEE vient de publier le 30 octobre dans un flash d’info rapide une 1ère estimation du PIB du 3T20.  Vous en avez entendu parler dans les médias, cela nécessitait un petit approfondissement :

  • Le 6/10, l’INSEE prévoyait un rebond de + 16 % au troisième trimestre, après – 13,7 % au deuxième et – 5,9 % au premier. Il s’agit finalement de +18,6%soit bien mieux que prévu et toujours, sans soucis de fanfaronnade de notre part, comme nous l’avions anticipé de manière empirique dans nos lettres précédentes, c’est heureusement toujours nettement moins catastrophique qu’initialement estimé ! même si cela reste, on s’en doutait un peu quand même, à un niveau « moindre qu’avant crise », 
     
  • Même si la mesure du PIB, en vigueur depuis les années 30, celle du siècle d’avant, bientôt 100 ans, a régulièrement quelques détracteurs, cela reste une des seules mesures normée et nécessaire à la comparaison, d’une période à l’autre, ou avec les autres. Rien que cela est très important pour ne pas rester dans le flou et sur-réagir aux annonces tonitruantes, 
     
  • On avait vu dans notre lettre du 12/10 que toutes les composantes du PIB avaient fortement progressées au cours des mois de ce trimestre. C’est bien-sûr confirmé avec :
  1. la forte consommation des ménages, à un niveau proche de celui d’avant crise, notamment pour les services non marchands (hors CHR et transport) : bonne nouvelle ! 
    • surtout marqué pour les biens fabriqués : +38% 
    • bien entendu les services ne retrouvent pas leur niveau antérieur, et compte tenu du reconfinement, ce ne sera pas le cas avant, au mieux, quelques mois,
  2. et celle des administrations qui vient même dépasser le niveau d’avant : bien pour le PIB, mais pas pour l’avenir de l’économie anesthésiée,
  3. la FBC (Formation Brute du Capital = investissement pour les non-initiés) qui n’est pas encore au rendez-vous, principalement du fait de la construction malgré une hausse de 23% : on est parti de loin et la construction comme l’industrie ont toujours un temps de latence plus long. En outre, investir sans confiance demande un certain courage voire de l’audace,
  4. les exportations sont aussi fortement reparties, plus que les importations, ce qui compte tenu de la forte consommation de biens est également une bonne nouvelle en soi, mais pas dans l’absolu. Même si le commerce extérieur contribue positivement au PIB ce trimestre, cela reste un grand handicap pour le pays et un challenge pour les années à venir : il va falloir combler le trou des prochaines années sur l’aéronautique, lequel vient à un moment où nos exportations étaient déjà dans un triste état,
  5. les stocks ont contribué négativement : rien que de très normal en période d’incertitude, les entrepreneurs gèrent leur cash au mieux et optimisent les flux tendus. Cela reviendra vite une fois la confiance retrouvée,
  • Maintenant, si en septembre, le climat des affaires en France avait poursuivi son amélioration continue depuis le déconfinement, un nouveau coup brutal vient certainement de l’entamer.  Compte tenu de disparités des situations de cette 2ème vague, il est possible que ce ne soit pas si grave que cela globalement. Par contre cela va nettement accentuer les disparités entre les activités fortes et celles « fermées » ou « contraintes ».
     
  • Par contre, pas de nouvelle anticipation du PIB annuel qui selon la dernière note de conjoncture restait de l’ordre de –9% pour 2020, quand le projet de loi de finances pour 2021 anticipe une croissance de +8%. Bien sûr c’était avant la 2ème vague.

 

 

Point de conjoncture le 6 octobre : depuis notre dernier décryptage du bulletin de conjoncture de l’INSEE de fin juillet qui titrait « au deuxième trimestre 2020 le PIB se contracte de 13,8% » (cf. notre lettre du 7/08/2020), l’INSEE vient de publier le 6 octobre une nouvelle note de conjoncture. Nous en reprenons les principaux constats avec quelques commentaires de notre part :

  • très vif rebond post déconfinement : l’INSEE prévoit quand même +16% au troisième trimestre, après – 13,8 % au deuxième et – 5,9 % au premier. Comme nous l’avions anticipé de manière empirique dans nos lettres précédentes, c’est heureusement nettement moins catastrophique qu’initialement prévu ! 
     
  • « Durant l’été 2020, les dépenses touristiques en France des résidents ont retrouvé voire dépassé leur niveau de l’an passé », mais essentiellement sur la partie hébergement, pas pour les spectacles et la culture. Beaucoup de régions, surtout littorales ou du centre, ont connus, grâce aux français une plutôt bonne saison. La région parisienne, ainsi que les grandes villes, sont les plus touchées par l’absence des touristes étrangers (1/2 des nuitées en temps normal en IDF). En Aout les dépenses touristiques ont été de 9% supérieures à celle d’Aout 2019, 
     
  • « Les secteurs les plus durablement affectés par la crise sanitaire représenteraient environ 8 % de la valeur ajoutée… Les  services  sont globalement  plus  affectés  que  l’industrie… ». Ceux que l’on connait bien depuis le début et qui n’en ont pas fini. Ce seront les plus touchés : CHR, activités culturelles récréatives et de loisirs, transport aérien, fabrication de matériel de transport, évènementiel… Au 3ème Trimestre 2020, les pertes d’activité de ces secteurs sont proches et comprises entre -19 et -22%, avec une dégradation anticipée au 4ème Trimestre 2020, sauf pour les matériels de transport,
     
  • En septembre, l’amélioration du climat des affaires en France a continué. Les ménages n’ont pas repris le moral et épargnent toujours plus. Tout cela restant basé sur une confiance qui risque d’être mise à mal à cause des incertitudes sur les mesures qui vont être prises par le gouvernement en matière de confinement dans les semaines et mois à venir,
     
  • Selon différents scénarii jugés probables par l’INSEE, le 4ème Trimestre 2020 devrait être à zéro pour une prévision de contraction du PIB sur l’ensemble de l’année qui reste de l’ordre de –9%soit pratiquement au même niveau qu’estimé fin mai par l’INSEE, avec des niveaux de reculs encore plus importants pour les investissements des entreprises (-10%) et les exportations (-18%). Les importations ne reculeraient que de 12%. 
    NB : le projet de loi de finances pour 2021 anticipe une croissance de +8% après cette régression Covid 2020.

     
  • Souvenons-nous, ce n’était il n’y a pas si longtemps : l’INSEE prévoyait qu’un mois de confinement équivalait à la perte d'1,7% du PIB (lettre du 7 avril), puis devenu 3% quelques jours plus tard (lettre du 14/04), et au début que la perte d'activité liée à la crise sanitaire était estimée -33% début mai, puis a été révisée à la baisse pour être plutôt de l'ordre de -21% (soit un fonctionnement de l'économie française aux 4/5èmes de son niveau d'avant crise) fin mai (lettre du 29 mai),
     
  • L’INSEE anticipe la perte de 840 000 emplois en 2020, soit –3% en moyenne annuelle. La bonne nouvelle est que ce recul est moins important que celui du PIB, à la fois à cause du dispositif d’activité partielle et aussi d’une « rétention de main-d’œuvre de la part de certaines entreprises qui conserveraient à ce stade une grande partie de leurs effectifs malgré la contraction de leur activité ». Par ailleurs, les pertes d’emploi seraient principalement concentrées dans les secteurs les plus touchés, 
     
  • Sans surprise devant les incertitudes liés aux mesures de reconfinement partielles, les entreprises représentant 1/3 des salariés français, ont du mal à préciser leur vision de la date de retour à la normale, 
     
  • L’inflation 2020 serait à zéro
     
  • Autre bonne nouvelle : le taux d’épargne des ménages qui avait quasiment doublé au 2ème Trimestre 2020 « reviendrait autour de 17% au second semestre, soit un niveau légèrement supérieur à celui d’avant-crise » augmentant ainsi la consommation, certes différentiée. En effet, les biens fabriqués (équipement du foyer, voitures, habillement-chaussure...) ont nettement bénéficié d’un rebond/rattrapage  dès la sortie du confinement. Détail intéressant, les indépendants et chefs d’entreprise ont plus retrouvé confiance à la fin de l’été que les salariés et pensent ainsi moins qu’eux qu’il est opportun d’épargner. Le flux d’épargne brute a tout de même connu une forte hausse de 61 Mds par rapport à un flux « normal » pour s’établir à 173 Mds en tout au 1er semestre 2020, augmentant ainsi fortement les capacités d’investissement des ménages, ce que nous espérons voir tout prochainement dans l’immobilier, la décoration, la rénovation et les biens d’équipement, 
     
  • Et enfin : « le   commerce   mondial   augmenterait (+10% au troisième trimestre puis +3% au quatrième), du fait de l’amélioration de la situation sanitaire globale », ces taux étant globalement valables pour la France pour laquelle près de 2/3 des exportations sont à destination de l’UE, avec toutefois une situation négative nette entre importations et exportations prévue pour la France en 2020. C’est aussi le cas de la plupart des autres grands pays européens, 
     
  • A l’étranger, les USA reprennent des couleurs grâce à la consommation des ménages, comme l’Allemagne pour laquelle la consommation de juillet a été nettement supérieure à celle de N-1, alors que la Chine rebondit surtout grâce à la production.

 

Point de conjoncture fin juillet :

  • la baisse de PIB sur un trimestre est importante et surtout inédite, à l’image d’une telle situation de blocage forcé d’ailleurs, après les –5,9% au 1er trimestre (dernières évaluations). Mais essayons d’aller au-delà des effets d’annonce dramatiques de données brutes dont on a bien du mal à traduire les effets sur le terrain individuel. Replongeons nous donc dans les chiffres des évolutions plus ou moins catastrophiques qui nous ont été présentées ces derniers mois et que nous avions relayées et commentées dans cette lettre tout au long du confinement. Il reste important de replacer les choses dans leur contexte et surtout en perspective :
  1. Le 7 avril : les estimations des économistes et de l'INSEE étaient de 1,7 points de perte de PIB pour un mois de confinement et de 4,4 points pour deux mois, avec une perte globale d'activité estimée à 1/3,
  2. Une semaine plus tard, le 14 avril : l’estimation avait presque doublée soit 1 mois de confinement = -3% de croissance,
  3. Un mois plus tard, le 4 mai : les chiffres de l’INSEE flash étaient une baisse de 5,8% au 1er Trimestre 2020 (après un 4 T 19 à presque zéro), soit proche du précédent record : 2ème Trimestre 1968 (Mai 68) avec 5,6%,
  4. Le 29 mai : L'INSEE restait prudente : « le PIB trimestriel pourrait diminuer d'environ 20% au deuxième trimestre 2020… Même si l'activité économique revenait intégralement à son niveau d'avant crise dès le mois de juillet, le PIB français diminuerait de 8% sur l'année 2020, or un retour aussi rapide à la normale semble peu réaliste… ». Nous avions donné rendez-vous à la rentrée pour voir ce qu’il en serait concrètement. Nous maintenons mais sommes plus optimistes,
  5. Puis le 22 juin : l’INSEE révisait à la hausse (donc baisse moindre) son estimation d’évolution trimestrielle du PIB français au 2ème trimestre 2020, à -17%,
  6. Finalement, sans attendre complètement la rentrée de septembre que tous annoncent comme une apocalypse, -13,8% sur un trimestre de confinement quasi généralisé en France mais aussi partout ailleurs c’est heureusement nettement moindre que prévu !  Nettement parce que 1 point de PIB en plus ou en moins c’est beaucoup de dizaines de Milliards et on parle de 6,2 point de mieux que prévu,
  • Bien entendu, au-delà des chiffres macro et globaux… :
  1. Les exportations ont connu une chute plus importante au 2T20, à –25,5% que les importations à –17,3%, ce qui n’est pas bon pour notre commerce extérieur. On le savait déjà fragile, il dépendait fortement des vins et d’Airbus, ce n’est bien entendu pas une telle crise qui va y remédier,
  2. Par contre, grâce à l’endurance des entrepreneurs qui ont continué à y croire et donc à produire pour constituer des stocks (exemple des stocks monstrueux de voitures fin mai écoulées en presque deux mois, mais pas seulement), les variations de stocks viennent contribuent positivement de +0,6 point à l’indice (comme au 1T20 d’ailleurs),
  3. la FBCF (terme qui signifie la Formation Brute du Capital Fixe : en gros la partie investissements) chute de 17,8% après 11% au 1er T 20, mais là encore c’est sans surprise du fait de la chute de la construction, alors qu'elle avait très fortement contribué à la bonne tenue du PIB en 2019 (+3,7%),
  • …et les situations sont contrastées :
  1. selon les secteurs et leur niveau de fermeture obligée encore aujourd’hui,
  2. mais aussi selon les régions : par exemple le tourisme dans les régions côtières sera globalement une bonne saison grâce aux français quand elle sera catastrophique sur Paris du fait de l’absence d’étrangers,
  3. et surtout selon les entreprises, d’un même secteur, voire d’une même région, compte tenu des modifications de mode de comportement des consommateurs, des capacités à atteindre un seuil de rentabilité en faisant respecter les gestes barrières, des innovations et créations mises en œuvre ou pas,… : l’ère de la linéarité rassurante est bien close pour un certain temps.

 

Point de conjoncture du 17/06 :

Après la douche froide, les entrepreneurs sont habitués à s’adapter en permanence : l’INSEE révise à la hausse son estimation d’évolution trimestrielle du PIB français au 2ème trimestre 2020, à -17% (contre les -20% du dernier point de conjoncture du 27/05 (29/05), et après les -5,3% du trimestre (4/05). « Selon les derniers indicateurs disponibles, la perte d’activité économique par rapport à une situation « normale » aurait été de 29 % en avril, puis de 22 % en mai, et se limiterait à 12 % en juin » :

  • production industrielle et consommation des ménages en biens d’avril sont inférieures d’1/3 par rapport à leur niveau d’avant crise, mais… :
  1. la consommation post-11 mai a été très forte (perte limitée à 7 % par rapport au niveau d’avant crise, contre –31 % en avril), utilisant ainsi une partie des 55 Mds épargnés : les entrepreneurs semblent, pour le moment, avoir relevé le challenge décrit dans notre lettre du 27 mars et repris le 28 mai,
  2. l’INSEE estime ce rebond comme durable, avec une perte de consommation par rapport à la normale se limitant à 5 % en juin (alors que tout n’était pas encore déconfiné), sur la base des transactions par cartes bancaires. Ainsi, « en juin, la consommation en produits manufacturés serait supérieure de 5% à son niveau en situation normale d’activité »,
  • services aux entreprises : les pertes sont moindres qu’estimées,
  • certains secteurs (sans surprise) sont très touchés : aériens, fabrication automobile (PA -38%),…), mais à part ceux-là, « cette poursuite de la reprise de l’activité économique s’observe dans l’ensemble des branches dans lesquelles l’activité est autorisée », exemples :
  1. construction : perte d’activité divisée par 2,
  2. industrie et services marchands : perte d’activité de seulement 15% contre 25% en mai,
  3. services non marchands : -5% seulement anticipé en juin (la reprise soins de ville et enseignement marchand),
  4. même le commerce automobile et le raffinage, qui avaient fortement plongé, reviennent à seulement respectivement -12% et -13% prévus pour juin,
  • Intéressant : l’INSEE utilise dans ses analyses statistiques de précisions « l’indicateur de sentiment médiatique », soit les « tendances » des mots contenus dans les articles de presse (textes analysés par l’IA…) auxquels est attribué des points positifs ou négatifs, composant une sorte d’indice. A priori cela permet de pressentir le climat global et par extrapolation le glissement annuel du PIB. A méditer !

 

___> Dans une telle période inédite, l’INSEE a recours à l’observation de certains indices et données particuliers, en dehors des « habituels » qui peuvent être un miroir de l’ensemble de l’économie, par exemple les :

  • informations journalières de trafic de fret ferroviaire transitant sur le réseau de la SNCF : après avoir chuté au plus bas à 63% de la «normale», il est revenu début juin à 85%,
  • déplacements matinaux d’après les données des téléphones mobiles, transmises exceptionnellement par Orange à l’INSEE, de manière anonymisées pour les besoins de la crise, entre 7 et 9h du matin  :
  1. Impressionnant de corrélation bien visible sur les graphiques, et sur les cartes colorées de mesure de distances parcourues ! (Ah le « big data » bien utilisé !),
  2. après avoir chuté de 75% pendant le confinement, les points bas ayant été à compter du 17/03 sur les 2 premières semaines, il est revenu fin mai à globalement 60%, après avoir dépassé les 50% la semaine du 11 mai,
  3. bien entendu avec des disparités selon les zones et tenant en compte la poursuite du télétravail (1/4 des salariés au point fort selon la DARES), en particulier dans les grandes agglomérations. Ainsi, dans les 5 plus grandes villes de l’hexagone, la chute a atteint les 20% à mi-mars,
  4. depuis, il puis progresse régulièrement de semaine en semaine,
  • plus étonnant, et déjà un peu évoqué lundi, « L’information qualitative contenue dans les articles de la presse économique française » : nous passons sur les détails de « cuisine interne », mélange d’ingrédients, d’algorithmes, de retraitements et de combinaisons, mais il faut dire que là aussi, le résultat est impressionnant, bien qu’encore peu prédictif ! il en découle un indicateur de « sentiment médiatique », qui, calculé sur longue période, est en corrélation avec les évolutions du glissement annuel du PIB, et donc peut être utilisé pour essayer d’anticiper les fluctuations de l’activité économique. Nous allons directement à la conclusion : « Depuis mi-mai, la reprise économique se confirmerait : l’indicateur semble en effet revenir vers les niveaux observés juste avant le confinement, mais reste néanmoins en-dessous de son niveau de février dernier ». Un peu comme notre indicateur « remontée du terrain », mais avec des chiffres et de la science en plus.
     

___> comptes des ménages : en tenant compte des plus (aides, AP, subventions,…) et des moins (CP, baisse revenu,…), ce qu’il faut retenir est que « le revenu disponible brut des ménages en avril 2020 aurait diminué de l’ordre de 2,7 % par rapport à une situation « normale »,

___> comptes des entreprises : globalement et toujours en tenant compte des plus (aides, baisse masse salariale, subventions,…) et des moins (CA,…), en avril la baisse de marge serait de 9 points.

 

Point partiel au 17 juin (en attendant le point de conjoncture pour le 17 ou le 18 juin) :

  • Chiffres de l’emploi la fin du premier trimestre 2020 :
  1. l’INSEE déclare que « l'emploi salarié chute de 2,0 %, soit 502 400 destructions nettes d'emplois par rapport à la fin 2019. L'emploi salarié retrouve son plus bas niveau depuis le quatrième trimestre 2017. La baisse concerne presque exclusivement le secteur privé avec 497 400 destructions nettes (soit −2,5 %) tandis que la fonction publique perd 4 900 emplois (soit −0,1 %). Sur un an, l'emploi salarié chute de 304 700 (soit −1,2 %). Il baisse de 317 200 dans le privé mais augmente de 12 400 dans la fonction publique »,
     
  2. certes mais : 
     on se situe fin mars alors que tout vient de s’arrêter brutalement et que l’on est dans un brouillard complet, 

    • La 1ère des réactions des chefs d’entreprises en pareille situation est de couper rapidement tout ce qui peut l’être et donc d’abord l’intérim. Nous vous avons informés semaines par semaines des évolutions des chiffres de l’intérim en France (Cf. nos lettres des 15/0429/045/0513/0520/0528/05 et 2/06). Or l’INSEE le relève, « L'emploi intérimaire concentre la plus grande part de la chute au premier trimestre et baisse de −40,4%, soit −318 100 emplois. Hors intérim, l'emploi salarié baisse de 0,7 % (−184 300 emplois) ». Finalement pas si exceptionnel que cela compte tenu du contexte. On a pu le voir depuis le début du déconfinement il y a eu une nette amélioration depuis, 

    • Par contre effectivement il y a fort à parier que sur le 2ème trimestre, pour les même raisons, les chiffres viendront confirmer que ce soit l’Intérim qui redémarre en 1er au détriment des CDI (démissions préalables au confinement et arrivée sur le marché de jeunes,… auront plus de mal et mettrons plus de temps, pour certains, car n’oublions pas la tension sur le marché qui préexistait avant le Covid-19, à retrouver de l’emploi), 

    • Quand on analyse par secteur, sur la part non intérim, les plus fortes suppressions d’emplois sont, sans surprise, pour les secteurs des : 
    ____> CHR : −50 600 emplois, 
    ____> services aux ménages :  −37 400, 
    ____> commerces −22 400, 
    ____> transports : −12 200.

    • autrement dit anticipons qu’avril et mai ne seront pas pires pour l’intérim puisque l’arrêt a porté surtout sur mars d’un seul coup, et que la reprise progressive depuis le 11 mai, et surtout le 15 juin va faire repartir l’intérim, mais aussi l’emploi qualifié. Bien sûr, à fin juin, le solde net restera vraisemblablement négatif et aura absorbé la hausse de l’emploi de 2019. Beaucoup se jouera ensuite sur l’été, et à la rentrée par la capacité des entrepreneurs à se réinventer rapidement, à rattraper le retard quand il peut l’être et à se positionner par rapport aux concurrents étrangers (ce qui ne va pas de soi et n’est pas gagné). A suivre ci-dessous.

 

  • Créations d’entreprises en mai : la véritable bonne nouvelle vient de l’étude passée quasiment inaperçue de l’INSEE sur le « net rebond des créations d’entreprise en mai », soit près de +60% après –33,4 % en avril, avec une soif inégalée d’entreprendre :
  1. entreprises dites « classiques » à +64,4% après –41,8 %,
     
  2. micro-entrepreneurs : +56,0% après –24,1 %
     
  3. NB : rappel toujours identique, mais qui a son importance : un % d’un chiffre en valeur absolue ayant fortement baissé avant est toujours plus fort et impressionnant que celui à la baisse d’une valeur absolue de départ beaucoup plus forte. Mais quand même, c’est une excellente nouvelle, qui demande à être confirmée sur juin parce qu’elle conjugue aussi les retards de créations dues aux CFE, fermés dès le 17 mars et pratiquement jusqu’à fin avril (cf. nos lettres du 24/04 et du 27/04). A suivre donc !
     
  4. A noter quand même que les pourcentages de hausses les plus élevées se retrouvent sur les secteurs suivants : 
    • activités immobilières +130 %
    • transport et entreposage : +122,4 % et +10,4 points, 
    • mais aussi le commerce : +88,8 %, soit la plus forte contribution en terme de points (pondération compte tenu du poids du secteur) à plus de +12 points, 
    • et le soutien aux entreprises : +11,8 points,

     
  5. mais aussi, plus important, le nombre cumulé d’entreprises créées au cours des 12 derniers mois glissants est en hausse globale de +2,3%, bien sûr moindre qu’avant mars, dont une hausse nette très forte dans l’industrie manufacturière : l’esprit entrepreneurial ne faibli pas malgré l’adversité, surtout chez les micro-entrepreneurs qui représentent près de la moitié des créations,

 

  • ​Point de conjoncture au 27 mai :

La relance post confinement ne se fera pas par les investissements des industriels mais par la consommation des ménages : un des gros défis de l'après 11 mai !:

> Plutôt de bonnes nouvelles après la douche froide et les angoisses quotidiennes véhiculées par les médias, l'eau semble moins fraîche :

  1. l'activité repart dans la plupart des grands secteurs : industrie, construction, services,
     
  2. la perte d'activité liée à la crise sanitaire a été révisée à la baisse et « ne serait désormais « plus » que de l'ordre de -21 % (contre -33 % estimé début mai) ». Soit un fonctionnement de l'économie française aux 4/5èmes de son niveau d'avant crise (contre seulement deux tiers pendant le confinement),
     
  3. le rebond attendu de la consommation des ménages de la 1ère semaine, que nous avions ressenti suite aux remontées du terrain (lettre du 18/05) s'est bien trouvé confirmé par les chiffres. Plus étonnant, l'INSEE relève que cela a été plus fort en France qu'en Italie ou en Espagne, en estimant « que cette semaine-là, la consommation n'aurait été « que » de 6 % inférieure à son niveau d'avant-crise (contre -32 % estimé début mai) ». Bien entendu, la conjonction de la réouverture le 11 mai d'une grande part des commerces et activités fermés pendant le confinement avec des achats qui avaient dû être reportés, mais aussi l'envie de « sortir et d'acheter enfin » expliquent la force de ce rebond qui peut encore s'atténuer sur les semaines suivantes. Les plus forts rebonds se sont fait sentir sur :
    1. l'habillement-chaussure avec « un niveau nettement plus proche de celui de 2019 que pendant le confinement » : achats plaisir et envie,
    2. l'équipement du foyer qui « auraient même fortement dépassé leur niveau de 2019 » : quand votre four ou votre frigo « lâche » au début du confinement cela semble naturel !
    3. parlons aussi des coiffeurs, blanchisseries et autres services que tous avaient hâte de revoir,
    4. Il y a fort à parier que le rebond sera également très fort à l'ouverture des lieux de convivialité que sont les cafés et restaurants : la semaine prochaine du 2 juin, pour peu que la distanciation ne viennent pas le réduire : l'envie forte est également présente,
       
  4. L'INSEE relève que « les ménages sont un peu moins pessimistes sur leur situation financière personnelle que sur la situation générale en France. Cela reflète, pour une partie d'entre eux, la constitution pendant le confinement d'une épargne forcée qui pourrait maintenant venir alimenter la consommation ». NB : les français ont toujours, depuis des lustres, c'est dans leurs gènes, fait état pour l'avenir, de plus de pessimisme pour la France que pour leur propre situation personnelle. On en revient toujours au challenge des entrepreneurs véhiculé dans nos lettres : rassurez-les et donner leur envie de récupérer pour le dépenser à bon escient une partie du bas de laine constitué en confinement angoissé !

 

 > L'INSEE maintien des chiffres de prévisions prudents pour 2020 : « le PIB trimestriel pourrait diminuer d'environ 20 % au deuxième trimestre 2020 (après -5,8 % au premier trimestre) : un chiffre vertigineux, mais à la hauteur, si l'on peut dire, de ce qui s'est passé ces derniers mois dans le monde. Même si l'activité économique revenait intégralement à son niveau d'avant crise dès le mois de juillet, le PIB français diminuerait de 8 % sur l'année 2020, or un retour aussi rapide à la normale semble peu réaliste… ». Nous verrons bien si l'optimiste et l'adaptabilité des entrepreneurs, malgré les difficultés, les obstacles et les freins, donnera tord ou pas à ses prévisions : rendez-vous à la rentrée. Ne nous laissons pas impressionner par les chiffres des dépôts de bilan annoncés depuis une semaine : ils étaient tous plus ou moins déjà prévus avant la crise ! La consommation des ménages a été au rendez-vous, il faut que les entrepreneurs s'efforcent de maintenir la flamme allumée, après, ils se rassureront eux-mêmes pour la reprise des investissements,

 

> Par branches, cela donne les disparités suivantes (taux d'activité post-confinement sur mai, le 27/05 contre confinement le 7/05 et avant) :

  1. -25% contre -37% précédemment le 7 mai, dans les seules branches d'activités marchandes, soit nettement mieux que les -41% annoncés précédemment (56% du PIB). Rappelons que cela concerne encore les CHR qui restent à -90%,
  2. l'industrie (14% du PIB), n'est plus qu'à -24% contre -38%, -39% et -43% lors des trois précédentes notes de conjoncture. La reprise est là mais encore bien « plombée » par l'automobile et l'aéronautique qui vont encore mettre longtemps à vraiment redémarrer,
  3. le bâtiment, quant à lui a enfin fortement repris à -38% contre -75%, -79% et -88%, même s'il reste de nombreux freins,
  4. les activités de commerce et réparation d'automobiles reprennent nettement de la couleur à -27% contre -47% le 7/5,
  5. toujours parmi les moins touchées, les assurances et les activités immobilières, stables, la fabrication de denrées alimentaires revient encore un peu à -2% contre -5%, l'agriculture à -6% contre -13%, la reprise parfaite se fera après le 2 juin et l'ouverture des restaurants.

 

 

  • La situation au 7 mai : 
    • -33% : le niveau de perte d'activité constatée (PIB), soit un niveau meilleur que les -35% annoncés précédemment, et proche de la baisse de la consommation des ménages (-33%). L'écart maximal est de 4 points entre les régions de la métropole les plus touchées, Corse, Auvergne-Rhône-Alpes… et celles les moins impactées, Bretagne ; et de 10 points entre les départements les plus touchés à 38% comme la Savoie et ceux les moins impactés comme les Deux-Sèvres (28%)
       
    • -39% dans les seules branches d'activité marchandes, soit nettement mieux que les -41% annoncés précédemment (56% du PIB),
       
    • Et plus précisément :
      • -38% contre -39% et -43% lors des deux précédentes notes de conjoncture dans l'industrie (14% du PIB), traduisant une reprise, certes timide mais réelle, qui toutefois ne doit pas se trouver brusquement stoppée par le triste mauvais exemple de Renault Sandouville et l'attitude « kamikaze » de certains acteurs. Cette moyenne englobe des disparités importantes entre chimie, pharmacie, etc… dont l'IPI (Indice de Production Industrielle) se relève nettement au 9 avril à -17% contre -27% en mars, ou les biens d'équipement, encore plus fortement à -21% contre -36% contrairement aux matériels de transport qui plongent à -36%, contre -30% début avril, le raffinage reprenait un peu de couleur en avril à -34% contre -40% en mars, pour une perte de tout de même 80% de son activité économique,
        • -75% contre -79% et -88% dans le bâtiment, traduisant aussi une reprise d'activité, mais surtout chez les PME et artisans, celle-ci restant encore timide pour les raisons que nous évoquions dans notre lettre du 27/04 :
          • 1- Une lueur d'espoir : lors de l'examen, ce samedi 9 mai, du projet de Loi « prorogeant l'état d'urgence sanitaire et complétant ses dispositions », un amendement est venu limiter un peu le risque pénal encouru par les Maires et les chefs d'entreprises « en tenant compte des compétences, du pouvoir et des moyens dont disposait l'auteur des faits dans la situation de crise ayant justifié l'état d'urgence sanitaire, ainsi que de la nature de ses missions ou de ses fonctions, notamment en tant qu'autorité locale ou employeur »,
          • 2- Nous ne pouvons que remercier les députés que les chefs d'entreprises aient été entendu sur ce sujet, propre à réduire les peurs qui pouvaient paralyser un certain nombre de patrons et de managers, en liaison avec les risques éventuels de futurs procès pour mise en danger de la vie de leurs salariés, et à favoriser un redémarrage plus rapide,
          • 3- Bien entendu « amendement proposé ne veut pas dire amendement voté », le projet est au stade de la commission paritaire mixte, mais restons confiants !
             
    • -90% stable sans surprise dans l'hébergement et la restauration toujours fermés. L'INSEE estime à 5% la part du PIB représentée par la valeur ajoutée de tous ceux qui ne peuvent pas reprendre aujourd'hui : CHR, activités culturelles et sportives,
       
    • Parmi les moins touchés : inchangés, les assurances et les activités immobilières 0-1%, pour eux la décroissance viendra plus tard, la fabrication de denrées alimentaires stable à -5%, l'agriculture à -13%,
       
    • Ceux qui étaient en forte baisse, de manière stationnaire depuis la mi-mars, du fait de leur impossibilité d'ouvrir, devraient retrouver un net regain à compter d'aujourd'hui : commerce et réparation d'automobile (-47%), transport (-59%), et autres activités de services -i.e. commerces- (-76%). La relance post confinement ne se fera pas par les investissements des industriels mais par la consommation des ménages : un des gros défi de l'après 11 mai !

 

 

  • Enquête mensuelle de l'INSEE auprès des ménages
    • Encore un record, l'indice perd 8 points, soit sa plus forte baisse en un mois depuis la création de cette enquête en 1972. Certes, mais… Un décryptage s'imposait :
    • Elle a été menée du 27 mars au 18 avril 2020, soit presque juste après la douche froide de la double surprise générale, confinement plus rallonge du confinement et « nous ne sommes pas meilleurs que les autres », soit au moment où l'angoisse était à son paroxysme, les seuls chiffres quotidiens étant le nombre de morts et de patients en réanimation : très difficile de ne pas être touché,
    • La perspective du déconfinement était encore floue et incertaine,
    • Le détail des indices issus de cette enquête sont à interpréter afin de ne pas rajouter une couche d'anxiété pour tous les entrepreneurs qui vont bientôt reprendre l'activité avec la crainte du comportement du consommateur figée comme une boule au ventre :
      • La chute est brutale, mais finalement l'indice de confiance se situe à 95 soit tout juste au-dessous de l'indice 100 correspondant à la moyenne sur 10 ans,
      • Fin 2018, il avait aussi atteint un creux à 88 après, certes, avoir chuté régulièrement depuis le début de l'année,
      • De mi 2008 à fin 2014, ce même indice oscillait entre 80 et 90, pour n'être remonté à 100 qu'à fin 2016,
      • Les autres composantes de l'indice sont à interpréter comme suit par les entrepreneurs :
        1. Pas d'opportunité de faire des achats importants : logique, de toutes les façons dans l'incertitude on s'abstient et on ne pense pas à acheter une voiture dont on n'a pas l'utilisation actuellement ou même un nouveau frigo, ou à remplacer son four, sauf si le vôtre vient de lâcher, on attend de voir avant de signer un permis de construire,…
           
        2. Les ménages pensent, durant cette période, qu'il n'est pas opportun d'épargner, mais d'un autre coté leur capacité d'épargne augmente, confirmé par leur sentiment d'augmentation de capacité d'épargne actuelle (et vice et versa) qui passe à 20 points, soit plus du double de la moyenne de 9 observée sur la période en 32 ans de janvier 1987 à décembre 2019. D'ailleurs, ils ne s'en privent pas, comme évoqué précédemment dans notre lettre du 27 avril avec les quelques 10 Milliards d'euros de collecte sur les livrets A et DD, depuis janvier 2020 dont près de 3 Milliards en mars, après 16 Milliards net en 2019. C'est une réaction normale en pareille période, mais qui peut tout aussi rapidement s'inverser quand la confiance revient, comme cela a été le cas sur le 1er semestre 2019,
           
        3. Ils pensent aussi, depuis 12 mois, que leur niveau de vie s'était amélioré, mais au cours de cette dernière enquête, que leur niveau de vie future est désormais au plus bas des niveaux atteints depuis le début de cette série d'enquêtes. Encore une fois, rien que de très normal quand on ne sait pas ce que l'avenir réserve et que l'on entrevoit le spectre du chômage se profiler pour son cas personnel. Le bon est spectaculaire et surtout spontané, mais l'indice n'atteint pas encore le niveau de 2009 ou même 2012. Il peut même encore fortement augmenter en avril. Ce n'est pas une raison pour en tirer des conséquences ultra pessimistes pour l'après, je dirai même au contraire : plus froide est la douche, on s'y habitue et plus rapidement on a une sensation de chaud. Car c'est de cela dont on parle dans une enquête d'opinion, des sensations !
           
        4. Comme d'un autre côté, ils anticipent une forte hausse de l'inflation, cela devrait inciter certains à investir dans des biens durables dans les mois à venir avant que la hausse envisagée, combinée à leur vision de la baisse de leur niveau de vie ne vienne leur rendre la marche plus haute à franchir,

 

 

  • Etude INSEE sur les chiffres de mars SEUL, mais provisoires sur avril
    • Chiffre d'affaires : les grands gagnants sont les grandes surfaces alimentaires : hausse de leur CA de 1,8% après une hausse de 1,3% en février 2020, et parmi les grandes surfaces, les supermarchés ont un CA en hausse de 8,2% (contre 1,5% en février, proche des autres). Cette hausse globale est une moyenne qui masque certains contrastes : la hausse des ventes de produits alimentaires est de +5,1%, alors que les produits non alimentaires sont en baisse de −3,9 % et les carburants enregistrent une baisse encore plus marquée de −8,7 %. Ces bons chiffres de l'alimentaire sont souvent au détriment des petits commerces,
       
    • Prix à la consommation : hausse globale des prix à la consommation de 0,4% en avril (en glissement annuel) soit bien moindre que les 0,7% de mars, mais avec de fortes disparités :
      1. + 3,7% sur l'alimentation dont +18% sur les produits frais et +13% sur le tabac qui sont fortement consommés,
      2. Contre -8,5% en avril, suivant les -4% en mars sur l'énergie qui n'est quasiment plus consommée,
      3. L'impact du mois d'avril seul reste faible +0,1%, comme en mars, après 0 en février et -0,4% en janvier,
      4. Et souvenez-vous qu'en avril 2018, ce n'est pas si loin, ce même indice des prix à la consommation évoluait aux alentours de 1,7%, pour culminer à 2,2% à la fin de l'été 2018,
         
    • Dépenses des ménages en biens d'équipement : On s'en doutait. Les chiffres le confirment : elles chutent en mars de 17,9% en volume. Un nouveau record pour l'INSEE, qui les collectionne : de nouveau, la plus forte baisse jamais enregistrée sur un mois depuis le début de la série en 1980. Sans surprise, c'est l'indice des biens fabriqués qui chute le plus à -42,3%, alors les dépenses en énergie baissent de -11,4%. Le textile et l'habillement chutent de -58%. Si vous voulez vous immerger dans le détail, il est iciPour les volumes en avril, ce sera encore plus flagrant !
       
    • Prix de la production française : ils baissent de -2,1% sur un an à fin mars, en grande partie due aux prix du raffinage qui chutent de -43,6%. Vous pouvez retrouver le détail ici.

 

 

  • INSEE Flash au 4 mai :
    • Record depuis 1949 : le PIB baisse de 5,8% au 1er Trimestre 2020 (après un 4 T 19 à presque zéro),
    • Proche du précédent record : 2ème Trimestre 1968 (Mai 68) avec 5,6%,
    • La FBCF (terme qui signifie la Formation Brute du Capital Fixe : en gros la partie investissements) chute de 11%, sans surprise du fait de la chute de la construction, alors qu'elle avait très fortement contribué à la bonne tenue du PIB en 2019 (+3,7%). Il est plus que temps que les chantiers repartent !
    • Et encore, nombres d'entreprises ont constitué des stocks, ce qui vient réduire cette baisse, mais sera moins le cas en avril, surtout sur la construction où cela va être pire avec une impossibilité de rattrapage !
    • Vous êtes un féru d'économie et voulez en savoir plus : consultez la note de l'INSEE.

 

 

  • à retenir du point de conjoncture paru le 23 avril :
    • -35% : le niveau de perte d'activité constatée (PIB), soit un niveau équivalent au dernier point de conjoncture, et proche de la baisse de la consommation des ménages (-33%),
    • -50% dans les seules branches d'activité marchande hors loyers, (56% du PIB),
    • Et plus précisément, -39% contre -43% lors de la précédente note de conjoncture dans l'industrie, -79% contre -88% dans le bâtiment, traduisant une certaine reprise d'activité :
      • fortement entravée, cette fois selon nos remontées terrain, par les procédures kafkaïennes à mettre en œuvre pour redémarrer les chantiers au nom du sacro-saint principe de précaution, et en large majorité dues aux services locaux de l'Etat et des collectivités, qui paralysent principalement le secteur du bâtiment,
      • et par la peur des chefs d'entreprises et managers en liaison avec les risques éventuels de futurs procès pour mise en danger de la vie de leurs salariés,
      • Ce qui semble être confirmé globalement, par l'enquête INSEE auprès d'un échantillon de chefs d'entreprises : ceux-ci ont très largement remplie la case « autres » à la question portant sur les facteurs limitant l'accroissement de la production des entreprises (43% au global et 65% dans le bâtiment)et le vocable utilisé « Covid-19 » masque, c'est le cas de le dire, les véritables raisons. Selon l'INSEE, ce niveau n'a jamais été atteint depuis le début de cette série d'enquêtes, soit en 2004, et pour cause !
         
    • -91% stable dans l'hébergement et la restauration,
    • Parmi les moins touchés : toujours les assurances et les activités immobilières 0-1 %, la fabrication de denrées alimentaires stable à -5%, l'agriculture -13%, en légère régression contre -10% précédemment,
    • La proportion des salariés qui travaillent encore sur site ou sur chantiers (27%) est sensiblement équivalente suivant les tailles des entreprises (de 22,4% pour les 10 << 20, à 29% pour les 50 << 100),
    • par contre, le chômage partiel touche surtout les petites entreprises (40,6% de leurs salariés). Ce taux réduit au fur et à mesure que la taille de l'entreprise augmente pour n'atteindre plus que 18% sur les > 500,
    • les plus de 20% de différence se répartissent à la fois sur le télétravail qui va de 18% pour les 10 << 20 à progressivement près de 29% pour les > 500, mais aussi sur les congés maladie et gardes d'enfants qui passent de 9% pour les 10 << 20 à progressivement près de 15% pour les > 500,
    • Créations d'entreprises : en mars 2020, le nombre total de créations, tous types d'entreprises confondus, est en forte baisse (-25,5%). Les créations d'entreprises classiques s'effondrent (-30,0% après +0,8% en février) et les immatriculations de micro-entrepreneurs diminuent fortement (-19,6% après -7,5%), mais beaucoup moins et représentent tout de même plus de 94 000 créations sur les 3 premiers mois de 2020, soit la moitié des demandes de création : est-ce bien étonnant alors que les CFE, qui sont fermés depuis le 17 mars, n'acceptaient que les documents sous un format papier et que les commerces, restaurants, etc.. ne peuvent pas ouvrir !

 

 

  • à retenir du point de conjoncture paru le 10 avril :
    • Un mois de confinement = -3% de croissance (décroissance en l'occurrence),
    • -36% : le niveau de perte d'activité constatée (PIB),
    • Dont -42% dans les branches d'activités marchandes (78% du PIB),
    • Et plus précisément : -43% dans l'industrie, -88% dans le bâtiment, -90% dans l'hébergement et la restauration,
    • Parmi les moins touchés : assurances et activités immobilières 0-1 %, fabrication de denrées alimentaires -5%, agriculture -10%,

 


DARES (Organe statistique du Ministère de l'Emploi)  : Marché de l'emploi

 

  • La situation au 10 novembrela DARES vient de publier une série de chiffres qu’il est intéressant de relater et de commenter :
    • Ruptures conventionnelles :
       
    1. Si on l’observe sur les trois derniers mois, le nombre des homologations par l’inspection du travail des ruptures conventionnelles est en forte hausse (+58,0 % en moyenne sur les mois de juillet, août et septembre 2020 relativement aux trois mois précédents), et cela parait dramatique. Par contre, en cumul à fin septembre 2020, et depuis le début de l’année, le nombre d’homologations est en baisse de -7,5% par rapport à fin septembre 2019. La Crise du Covid ne fait qu’augmenter les amplitudes d’une période à l’autre, mais l’important ce sont les tendances, qui, elles, ne sont pas si catastrophiques que cela
    2. Un petit rappel des ordres de grandeurs  pour les non-initiés : 
      • On parle d’environ 30 à 45 000 homologations par mois. Pendant la période de confinement, ce chiffre, assez stable en moyenne mensuelle aux alentours de 37 000 depuis plusieurs années, avait plongé en mars/avril à 15 000 du fait d’une ordonnance suspendant les délais d’homologation. Personne ne s’en est offusqué, 
      • les taux suivants actuels sont similaires à ceux de N-1 et sont importants à connaitre si un jour vous risquez d’être concerné en tant qu’employeur : 
      4,9 % des demandes de ruptures conventionnelles ne sont pas validées, 
      - Seulement 1,5 % des demandes sont jugées irrecevables pour dossier incomplet, 
      - 3,4 % sont refusées en raison d’un manquement aux prescriptions légales (tenue d’au moins un entretien, indemnité supérieure ou égale au minimum légal, respect du délai de rétractation de 15 jours calendaires, etc.).

       
    • Mouvements de personnel : les principaux chiffres du 2 T 2020 montrent que :
       
    1. Le nombre d’embauches a été inférieur d’environ 50% à la moyenne des trimestres de 2019, mais les : 
      • fins de contrat, fins de périodes d’essai et ruptures anticipées de CDD le sont aussi (50%), 
      • démissions ne représentent que 59% de la moyenne 2019, 
      • licenciements économiques sont pratiquement toujours au même niveau moyen, avec des amplitudes pouvant être considérées comme marginales : ceux qui devaient le faire avant ont continué à le faire pendant,
    2. par contre, les : 
      • licenciements non économiques atteignent 65% de la moyenne 2019, 
      • démissions de CDI ne sont qu’à un niveau de 63% de la moyenne 2019, 
      • niveaux de départs en retraite ne changent pas,
    3. NB : 
      • la part de CDD dans les embauches ne varie finalement qu’assez peu, 
      • ces taux sont évidemment plus marqués dans les entreprises < 10 salariés, ce qui est compensé par ceux des entreprises > 50 ; celles 10<<50 étant globalement dans la moyenne, 
      • la reprise est plus marquée post déconfinement en recrutements au moyen de contrats longs que de contrats courts,

     

    • Alors la DARES titre « Effondrement des embauches et des fins de contrat au 2e trimestre 2020 », ce qui excite les médias à sensations. Effectivement si l’on se contente de regarder les courbes cela peut s’avérer impressionnant. Tout comme le sera le rebond !  Mais nous, nous en tirons comme conclusion que finalement les données relatives et en valeur absolue ne sont pas si dramatiques que cela, que le marché est assez résilient et que c’est plutôt le signe que les entrepreneurs s’adaptent bien et se préparent à la sortie de crise en préservant leurs meilleurs éléments, afin de pouvoir  mieux rebondir quand il sera temps. On verra si les comportements sont identiques pour la 2ème vague, mais nous le pensons, même si les amplitudes changeront. Que les amateurs de montagnes russes se réjouissent,
    • D’ailleurs, une 1ère estimation flash de l’emploi salarié réalisée par l’INSEE et la DARES à partir des résultats provisoires ACEMO, dans l’ensemble des entreprises du secteur privé, les effectifs salariés augmenteraient de 1,8 % au 3e trimestre 2020 (soit +344 400 emplois). Sur un an, ils diminueraient de 1,1 % (soit -214 000 emplois). On est donc, et heureusement, loin du chiffre des 600-800 000 emplois devant être perdus annoncé au pic de la crise ! Mais il est vrai que ce n’est pas fini, et cela n’empêche pas les difficultés personnelles individuelles
    • Evolution du salaire de base : pas si dramatiquement mauvais également !
  1. Il croit de 0,2 % au 3 T 2020 et de 1,4 % sur un an dans les sociétés de 10 salariés ou plus du secteur privé. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est le même taux que celui des 4ème trimestres 2018 et 2019,  
  2. alors que les prix à la consommation diminuent de - 0,2 % sur 1 an glissant à fin septembre 2020,
  3. donc globalement positif,

 

  • La situation au 3 novembre : 
    • Les montants d’indemnité d’activité partielle chutent régulièrement depuis avril et sont tombés à 0,8 Milliards seulement, mais tout de même, en septembre, principalement concentré sur :
      • l’Ile de France et Auvergne-Rhône-Alpes,
      • les < 50 salariés,
      • les CHR, services évènementiels et le transport de passagers,
    • Cela fait désormais plus de 26 semaines, soit depuis début mai, que le nombre de demandes d’inscription à pôle emploi ressort en baisse par rapport aux mêmes semaines de 2019  (après -10,9% précédemment ce sont -11,6 % sur les 4 dernières semaines). Et plus particulièrement pour la semaine 42, les demandes d’inscription sont en baisse de 15,5% par rapport à la même semaine de N-1, 
    • Fort recul des PSE et des ruptures de contrats en octobre, 
    • La forte hausse des inscriptions en formation depuis mi-juillet se confirme toujours : en cumul sur 2020, depuis septembre le chiffre a dépassé 2019, 
    • Le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées sur le panel DARES se situe toujours à un niveau assez élevé depuis début septembre, proche des 128% du niveau pré-confinement (120% il y a 1 mois)…,

 

  • La situation au 26 octobreCela fait désormais plus de 18 semaines, soit depuis fin mai, que le nombre de demandes d’inscription à pôle emploi ressort en baisse par rapport aux mêmes semaines de 2019  (après -9,4% précédemment ce sont -10,9 % sur les 4 dernières semaines). La forte hausse des inscriptions en formation depuis mi-juillet se confirme : en cumul sur 2020 on vient de dépasser 2019 et le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées sur le panel DARES se situe toujours à un niveau assez élevé depuis début septembre, proche des 120 % du niveau pré-confinement

 

  • La situation au 6 octobre : depuis notre dernier décryptage des chiffres de la DARES sur le marché de l’emploi (cf. 15/07/2020), la DARES vient de publier les derniers chiffres de l’activité partielle à fin septembre. Et comme nous l'avions anticipé depuis le début sur la base des remontées du terrain, c’est un fois de plus nettement « moins dramatique » qu'annoncé :
    • 1,3 M de salariés situés effectivement en activité partielle au mois d’août 2020, pour un total de 77 millions d’heures chômées, soit 0,5 million en ETP, alors que sur la seule base des Demandes d'Activité Partielle (DAP) déposées entre le 1/03/20 et le 27/09/20, ce seraient pas moins de 7,1 M de salariés qui auraient été susceptibles de se trouver en activité partielle en août, soit 18% du nombre et que pour un gros 1/3 du temps. Il est bien naturel que face aux aléas qui changent tout le temps, les entrepreneurs anticipent au maximum, mais aussi cela démontre bien qu’ils savent s’adapter très rapidement : une bonne nouvelle pour ceux qui ne le savaient pas ! 
    • Le nombre de salariés effectivement placé en activité partielle, après avoir naturellement culminé en avril à 8,3 M (12,2 M susceptibles d’être en AP), pour 5,6 M d’ETP843 M d’heures et 8,9 Mds de coût, n’a cessé de décroitre rapidement à compter de la sortie du confinement mi-mai. 
    • Pour rappel, plus de 6,3 Milliards d'heures chômées avaient été demandées au total fin juillet depuis mars. Fin Août, ce sont uniquement 2,1 Mds qui ont été utilisées (1/3), pour un coût total de 21 Mds d’euros d’indemnisation, dont 82% sur les 3 mois de confinement (mars à mai), 
    • Bien entendu parmi les plus touchés en août les :
      • secteurs en nombre de salariés concernés sont les activités spécialisées services administratifs et de soutien, les CHR et le transport/entreposage (465000 salariés sur Août),  
      • entreprises sont soit celles < 20 salariés (30%) soit > 250 (41%),
      • régions : IDF (42% contre 27% en mai) et Auvergne-Rhône-Alpes
    • plus étonnant (si on s’en réfère aux informations « habituelles ») : au cours des 4 dernières semaines, le nombre de demandes d’inscription à Pôle Emploi ressort en baisse par rapport aux mêmes semaines de 2019 (-9,4%). Et même pour la semaine 38, les demandes d’inscription sont en baisse de 14,5% par rapport à la même semaine de N-1. Et quand on observe les chiffres de plus près, c’est le cas, systématiquement toutes les semaines depuis fin mai. Les Milliards déversés pour maintenir l’emploi ont donc un effet bénéfique, au moins autant que l’espoir d’une reprise future par les entrepreneurs qui ne jettent pas l’éponge et préservent leur salariés, 
    • maintien d’une forte hausse des inscriptions en formation depuis mi-juillet : beaucoup semblent avoir compris que leur avenir était plutôt à une capacité d’évolution d’emploi, même si en quantité cela reste encore modeste : 219000 demandes sur 2 mois, soit quand même 40% de plus que N-1,  mais est aussi largement en trompe l’œil car il y a un fort effet rattrapage de la chute vertigineuse qui avait été observée du 16 mars au 7 juin : en quantité c’est quasiment équivalent aux alentours de 60000 en plus et en moins,
    • le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées du 29 juin au 5 juillet se situe à 119% du niveau pré-confinement… elle dépasse le double de son niveau pré-confinement dans la santé, l'hôtellerie-restauration, ainsi que les services aux particuliers et aux collectivités. Les offres dans les métiers de l'industrie et de la construction augmentent aussi et dépassent de 33% leur niveau pré-confinement….
    • après une légère chute mi-Aout (et mi-juillet : vacances obligent), « la part des offres d’emploi en ligne s'est maintenue globalement au-dessus de l’indice 100, niveau d’avant le confinement. Depuis début septembre, on est même à un niveau aux alentours de 120 : des raisons d’espérer !

 

  • La situation au 7 juillet
    • 6,3 Milliards d'heures chômées demandées commencent à plafonner contre 5,4 Mds à mi-mai, pour un nombre d’entreprises ayant fait des demandes s’établissant désormais à 1,4 Million d'établissements pour 14 Millions de salariés (contre respectivement 1,3 M et 12,7 à mi-mai). Comme anticipé, la progression de ce chiffres se stabilisent, et les moyennes ne varient que peu par rapport aux chiffres de nos dernières lettres,
    • Le plus important c’est que seulement 928000 demandes d’indemnisations ont été déposées au titre de mai, pour 5,4M de salariés, soit seulement 43% de ceux qui étaient couverts par une demande. Pour mémoire 996000 demandes d'indemnisation ont été déposées au titre de mars pour 6,5 M de salariés, alors que les demandes initiales portaient sur 10,7 Millions et donc pour seulement 58% des salariés pour lesquels une demande avait été faite par précaution. On obtient à peu près la même proportion sur avril, portant à 7,6 M de salariés contre une demande aux alentours de 14 M. La Dares a estimé au total à 7,2M le total des salariés effectivement placés en activité partielle en mars (soit 66% seulement des demandes),
    • Pour les 4 dernières semaines, le nombre de demandes de :
      • inscriptions à Pole-emploi diminue de -14,1% par rapport aux mêmes semaines de 2019,
      • formations explosent  20000 par semaine soit +60% / 2019, mais ces demandes avaient été très faibles pendant le confinement et une grande partie constitue un rattrapage, quand même de quoi satisfaire les organismes de formation malmenés pendant 3 mois,
    • « le nombre d’offres d’emploi en ligne publiées du 29 juin au 5 juillet se situe à 119 % du niveau pré-confinement… elle dépasse le double de son niveau pré-confinement dans la santé, l'hôtellerie-restauration, ainsi que les services aux particuliers et aux collectivités. Les offres dans les métiers de l'industrie et de la construction augmentent aussi et dépassent de 33 % leur niveau pré-confinement….»
    • « la part des offres pour des contrats à durée déterminée (CDD) ou des missions d'intérim augmente fortement : elle se situe à 47 % entre le 29 juin et le 5 juillet, contre 30 % avant le confinement… »

 

  • Après les résultats de l’enquête flash (ci-dessous) réalisée auprès d’entrepreneurs (donc nécessairement optimistes : la reprise est bonne !), relayés le 24/06, les chiffres « vrais » de la situation sur le marché du travail en mai. Repris également « in extenso », même plus besoin de décryptage ni de saupoudrage d’impressions de terrain !
    • "En mai 2020, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi n’ayant exercé aucune activité (catégorie A) baisse fortement (-149 900 demandeurs d’emploi par rapport à avril)… ». Ils éprouvent quand même le besoin d'enfoncer quand même le clou «…mais demeure à un niveau élevé (4,4 M) en France… »… « Et en plus la baisse de mai concerne toutes  les tranches d’âge »,
    • « le  nombre  de  demandeurs  d’emploi  ayant  exercé  une  activité  réduite  au  cours  du  mois (catégories B et C) rebondit nettement (+210800 demandeurs d’emploi par rapport à avril) »,
    • « La diminution du nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A s’explique principalement par leur passage en activité réduite (catégories B et C). Au total, l’effectif des catégories A, B et C augmente de nouveau en mai, mais à un rythme moindre qu’en avril (+61 000 demandeurs d’emploi après +209 300) »,
    • « Cette hausse du nombre d’inscrits en catégories A, B, C intervient dans un contexte de baisse des entrées à Pôle emploi (-66 000 soit -13,8 %) et de rebond des sorties (+82 800 soit +30,9 %) »,
    • Bien sûr on n’attendait pas un miracle en cette période, avec un ½ mois de déconfinement seulement, cela ne peut qu’être progressif, mais voilà de quoi balayer d’un revers de main tous ceux qui se délectent des catastrophes, vous ne croyez pas ?
    • Juin sera encore bien meilleur : on parie ?

 

  • Enquête Flash sur l’activité et les conditions d’emploi de la main- d’œuvre pendant la crise sanitaire Covid-19 réalisée auprès d’entreprises > 10 salariés du secteur privé non agricole entre le 1er et le 15 juin 2020, sur leur situation et les conditions d’emploi de la main-d’œuvre à fin mai : la reprise est bonne. Jugez-en par les propos que nous reprenons parfois tels quels. Ce sont eux qui le disent :
    • « En mai, l’activité reprend fortement dans les entreprises ».
    • « En mai, 5 % seulement des salariés étaient dans une entreprise dont l’activité s’était arrêtée, après 12 % en avril et 19 % en mars »,
    • « Les entreprises dont l’activité a diminué de plus de moitié ne représentent qu’un quart des salariés (27 %, après 45 % en avril) »,
    • « Cette amélioration est générale et particulièrement nette dans les secteurs de la fabrication de matériels de transport (2 % à l’arrêt après 26 % en avril), de l’hébergement restauration (49 % à l’arrêt après 72 % en avril), de la construction (2 % à l’arrêt après 16 % en avril), ainsi que dans les plus petites entreprises (12 % à l’arrêt en mai après 26 % en avril dans les entreprises de 10 à 19 salariés) »,
    • « Les causes de chute d’activité évoquées sont avant tout la perte de débouchés (50 %, après 45 % en avril) ou les fermetures administratives (28 %, après 30 %), loin devant le manque de personnel pouvant travailler (stable à 14 %) et les difficultés d’approvisionnement (8 % après 11 % en avril) »,
    • « Les réductions d’effectifs restent, comme en avril, contenues globalement, même si elles sont significatives dans certains secteurs, avec une forte hausse en mai dans l’hôtellerie-restauration. 
      Elles passent toujours majoritairement par le non-renouvellement de CDD »…

       
    • Enfin du POSITIF dans ce monde de Cassandres, les entrepreneurs le disent et la DARES le relaie. Vous pouvez découvrir l'intégralité de l’étude ici,
    • On attend désormais avec une certaine impatience les chiffres du chômage en mai, ainsi que ceux de l’activité partielle (surtout pour la part indemnisation),

 

  • La situation au 26 mai :
    • Le chiffre repris en boucle est +843 000 demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi en avril 2020. Mais ce chiffre ne représente que la catégorie A en France (hors Mayotte). Certes, il s'agit de la plus forte hausse par rapport au début de la série en 1996 et sur trois mois, 1,65 M de demandeurs d'emploi supplémentaires sont enregistrés dans cette catégorie pour un total de 4,6 Millions. Cette hausse est liée à tous ceux qui recherchent un métier dans les secteurs du commerce, des services à la personne, de l'hôtellerie et du tourisme, du transport et de la logistique, ainsi que de la construction, du bâtiment et des travaux publics ou des spectacles, avec des régions comme l'Ile et les hauts de France à un niveau très nettement plus faible que toutes les autres régions. Il devrait en être de même en mai puis avec le déconfinement global programmé début juin reprendre une tendance inverse,
    • Mais dans le même temps, le nombre de demandeurs d'emploi en activité réduite (catégories B, C) a diminué très fortement (-633 600, soit-29,9%),
    • Donc, plus de 75% de la hausse du nombre de demandeurs d'emploi en catégorie A sur avril est dû à un transfert de catégorie d'un mois sur l'autre : en fait, en net, l'effectif des catégories A, B et C ne s'accroît que de 209 300 au mois d'avril (soit +3,6%), après 177 500 sur mars. Compte tenu de la période, c'est quand même un peu moins dramatique,
    • Puis, quand on analyse un peu plus en détail, cette hausse provient surtout :
  1. d'une forte baisse des sorties (-143 700 soit -34,9%), effectivement à un minimum historique. En mars, ce chiffre s'élevait à -168 200, finalement cela s'est un peu amélioré. Il faut aussi noter que ce chiffre contient également les radiations administratives (-26 600), mais aussi les entrées en stages et formations qui ont toutes les deux été interrompues pour la période de crise, tout comme d'ailleurs les prolongements de droits décidés par le gouvernement,
  2. alors que les entrées à Pôle Emploi baissaient aussi (-113 100 soit -19,1%), mais moins vite.
  3. Rien que de très normal encore. Dans l'incertitude qui régnait alors en avril, très peu d'entrepreneurs ont relancé la machine à recrutement. Il en sera de même en mai.
    • Au 26 mai : le nombre d'heures chômées demandées continue à plafonner à 5,6 Milliards, (rappel 5,4 et 5,2 Milliards pour les semaines d'avant), tout comme le nombre des entreprises ayant fait des demandes à 1,3 Million d'établissements (quasi inchangé) pour 12,9 Millions de salariés, en légère hausse normale due au transfert des arrêts dérogatoires (garde d'enfants et personne à risque) en activité partielle sur mai.
    • Les autres chiffres globaux ne varient pratiquement plus (cf. lettres précédentes) :
  1. Les bonnes nouvelles antérieures sont confirmées sur avrilque nous avions un peu anticipées dans nos précédentes analyses, sur la base des « remontées du terrain », même si les demandes d'indemnisation peuvent encore continuer à être déposées pendant quelques mois :

    _962000 demandes d'indemnisation déposées au titre d'avril pour 857 000 entreprises, contre 932000 pour 812000 entreprises sur mars,

    _> Soit pour 5,5 M de salariés, 5,6 M en mars, alors que les demandes initiales portaient sur 11,9 Millions, soit moins que la moitié de ceux pour lesquels une demande avait été faite par précaution. Sur avril aussi, ce pourcentage est toujours nettement plus faible pour les entreprises >50 salariés, à suivre,

  2. Excellente nouvelle : comme anticipé, le nombre d'offres d'emploi en ligne remonte vraiment fortement, ce qui est encourageant à 97% du préconfinement, (contre 73% précédemment) et confirmant toujours notre analyse précédente issue des remontées terrain, confortée par des 1ers résultats du déconfinement sur les commerces et du bâtiment plutôt bons compte tenu des difficultés techniques rencontrées. Nous resterons attentifs à ceux de mi-juin après de déconfinement quasi total incluant les CHR et le tourisme.

 

  • La situation au 19 mai :
    • à 5,4 Milliards, le nombre d'heures chômées demandées commence à plafonner (rappel 5,2 Milliards une semaine avant), tout comme le nombre des entreprises ayant fait des demandes à 1,3 Million d'établissements pour 12,7 Millions de salariés. Comme anticipé, la progression de ce chiffre est principalement due aux passages en chômage partiel des prises en comptes précédentes sous forme des salariés en «congés garde d'enfants» et autres, surtout pour les TPE-PME, mais qui va se stabiliser petit à petit,
    • Les autres chiffres globaux ne varient que peu désormais, mais reflètent des disparités intéressantes :
  1. Le nombre d’heures demandée en moyenne par salarié concerné tourne toujours autour des 430,
     
  2. Le pourcentage des salariés concernés provenant des entreprises <50 personnes (51% des salariés du privé), chute désormais fortement à 47% contre respectivement 53% contre 60% lors des deux analyses précédentes, alors que son coralliaire, le  taux de celles >250 personnes (20% des salariés du privé) continue de prendre le pas à désormais 33%, contre respectivement 27% et 16%. 
    Cela conforte malheureusement l’analyse de la dernière fois que ce sont les plus grosses entreprises qui viennent de déclarer rapidement leur demandes pour les conversions des congés de gardes d'enfants en chômage partiel pour mai et c'est significatif. Attention toujours de la vigilance : il s'agit des heures demandées, qui sont anticipées chômées sur les mois à venir, pas des heures réelles chômées, qui du fait de la procédure seront nécessairement moindre : cf. les 1ers
    résultats ci-dessous,

     
  3. Sans changement, les 2 régions de l'Ile de France et de Rhône-Alpes-Auvergne représentent toujours de manière stable 1/3 des dossiers pour 37% des effectifs,
     
  4. Les bonnes nouvellesque nous avions un peu anticipé dans nos précédentes analyses, sur la base des « remontées du terrain », même si les demandes d’indemnisation peuvent encore continuer à être déposées pendant quelques mois :
    932000 est le chiffre des demandes d'indemnisation déposées au titre de mars, pour 812000 entreprises,
    > Cela représente 5,6 M de salariés, alors que les demandes initiales portaient sur 10,9 Millions, soit finalement que la moitié de ceux pour lesquels une demande avait été faite par précaution (cf. ci-dessus). Ce pourcentage est toujours nettement plus faible pour les entreprises >50 salariés, à suivre,

     
  5. Les demandes d'inscriptions à Pôle emploi, au 9 mai, reculent encore à presque -20% / même semaine que N-1 (contre -12,5% une semaine avant), alors que depuis début mars, les taux de progression étaient de l'ordre de +8 +9% par semaine avec un pic à +31%. L’évolution annuelle sur 4 semaines en moyenne s’établi à -15%Ces chiffres devraient malheureusement s’inverser à compter de juin-juillet, et surtout de septembre.
     
  6. Le nombre d'offres d'emploi en ligne remonte très fortement, ce qui est encourageant à 73% du préconfinement, faisant apparaître la baisse à 54% de l’avant dernière semaine d'avril après avoir remonté à 70% du niveau pré-confinement la semaine précédente, (60% depuis le 16 mars du niveau pré-confinement sur les 4 semaines suivantes), et confirmant notre analyse précédente du caractère peu significatif de cette semaine à 54%. Comme il fallait attendre les 1ers résultats du déconfinement sur les commerces et le bâtiment pour voir ces chiffres remonter encore, nous serons attentifs à ceux de mi-juin après le déconfinement quasi total incluant les CHR.

 

  • La situation au 5 mai :
    • 5,2 Milliards d'heures chômées demandées (encore en augmentation par rapport aux 4,8 et 4,3 Milliards précédents), par contre, le nombre des entreprises ayant fait des demandes est en hausse de 6% à plus de 1,2 Million d'établissements pour plus de 12,1 Millions de salariés, (ce chiffre va peut-être progresser encore un peu avec les passages en chômage partiel des prises en comptes précédentes sous forme de « congés garde d'enfants » et autres, surtout pour les TPE-PME, dans les chiffres de la semaine passée, qui ne seront connus que dans quelques jours, mais devraient se stabiliser progressivement après le 11 mai),
       
    • Les autres chiffres globaux ne varient que peu désormais, mais reflètent des disparités intéressantes :
      • 429 heures en moyenne par salarié concerné, yoyo relatif et non significatif,
      • près de 53% contre 60% précédemment dans des entreprises <50 personnes (51% des salariés du privé) et 27% contre 16%, proportion en forte hausse dans celles > 250 personnes (20% des salariés du privé), ce qui signifie que ce sont les plus grosses entreprises qui viennent de déclarer rapidement leur demandes pour les conversions des congés de gardes d'enfants en chômage partiel pour mai et c'est significatif : Attention toujours de la vigilance : il s'agit des heures demandées, qui sont anticipées chômées sur les mois à venir, pas des heures réelles chômées, qui du fait de la procédure seront nécessairement moindre : cf. les 1ers résultats ci-dessous,
      • Les 2 régions de l'Ile de France et de Rhône-Alpes-Auvergne représentent toujours de manière stable 1/3 des dossiers pour 37% des effectifs,
      • les demandes d'inscriptions à Pôle emploi, au 25 avril, reculent encore à -12,5% / même semaine que N-1 (contre -3,7% une semaine avant), alors que depuis début mars, les taux de progressions étaient de l'ordre de +8 +9% par semaine avec un pic à +31% la 1ère semaine du confinement, le marché est figé pour le moment dans une position attentiste, il ne faudra pas s'étonner lors des chiffres de remontées qui viendront alimenter ces données à compter de juin : pour partie il ne feront que combler cette baisse relative difficilement comparable,
      • Le nombre d'offres d'emploi en ligne baisse à 54% cette dernière semaine d'avril après avoir remonté à 70% du niveau pré-confinement la semaine précédente, (60% depuis le 16 mars du niveau pré-confinement sur les 4 semaines suivantes), compte tenu des annonces liées au déconfinement, ce chiffre ne nous semble pas suffisamment significatif, les offres étant sur des métiers en demande assez nouvelle. Nous ne jugerons de la pertinence complète de cet indicateur qu'à la mi-mai.
         
    • les nouvelles données sont aussi importantes :
      • 843 000 demandes d'indemnisation déposées au titre de mars, réglées à 97%, (un certain nombre de nos clients doivent être dans les 3%, pas de chance!),
      • pour 4,8 M de salariés, alors que les demandes initiales portaient sur 10,7 Millions et donc seulement 41% des salariés pour lesquels une demande avait été faite par précaution (cf. ci-dessus), se sont effectivement trouvés en situation d'activité partielle (NB : a priori toutes n'auraient pas été encore reçues au titre de mars, ce qui est assez étonnant depuis le 17 mars, malgré le report au 30 avril 2020 qui a été accordé),
      • ce pourcentage est nettement plus faible pour les entreprises >50 salariés, à suivre,

 

  • La situation au 28 avril : 
    • 4,8 Milliards d'heures chômées demandées (peu différent des 4,3 Milliards précédentes : on atteint le plafonds des demandes) toujours les légèrement plus de 1 Million d'établissements pour plus de 11,3 Millions de salariés, (ce chiffre va peut-être progresser encore un peu avec les passages en chômage partiel des prises en comptes précédentes en congés garde d'enfants et autres),
       
    • Les autres chiffres ne varient que peu désormais :
      .
      • 420 heures en moyenne par salarié concerné, (encore en légère baisse),
      • près de 60% dans des entreprises < 50 personnes (51% des salariés du privé) et 16%, assez stable dans celles > 250 personnes (20% des salariés du privé) : Attention toujours, il s'agit des heures demandées, qui sont anticipées chômées sur les mois à venir, pas des heures réelles chômées, qui du fait de la procédure seront nécessairement moindre. Nos remontées terrain nous signalent que, dès cette semaine, la reprise de certains secteurs se fait beaucoup plus sentir,
      • Les 2 régions de l'Ile de France et de Rhône-Alpes-Auvergne représentent toujours 1/3 des dossiers pour 37% des effectifs,
      • Toujours une forte diminution des plans de sauvegarde de l'emploi (divisés par 6 depuis mars), mais nos remontées terrain font envisager que cela ne présage pas de ce qui peut se déclencher dans les semaines à venir, après le déconfinement,
      • les demandes d'inscriptions à Pôle emploi (-3,7% / même semaine que N-1), alors que depuis début mars, les taux de progressions étaient de l'ordre de +8 +9% par semaine avec un pic à +31% la 1ère semaine du confinement, le marché est figé pour le moment dans une position attentiste et cette baisse s'explique aussi par la prolongation des délais pour l'inscription à Pole Emploi,
      • Le nombre d'offres d'emploi en ligne remonte progressivement : après 60% depuis le 16 mars du niveau pré-confinement sur les 4 dernières semaines, soit son plateau en creux, il remonte à 70% du niveau pré-confinement, tendance timide mais symptomatique d'un léger retour de la confiance sur certains secteurs,
      • + 0,8% : soit la hausse de demandeurs d'emploi de catégorie A en France métropolitaine (catégorie des sans emploi) sur le trimestre et une baisse de 1,9% sur 1 an glissant, mais due à une hausse de 7,1% sur le seul mois de mars (246000 personnes). Ceci est principalement dû au fait que ceux qui ont quitté leur emploi pour diverses raisons n'en ont pas retrouvé un immédiatement depuis le confinement et attendent le déconfinement pour être recruté ou pour renouveler leur période d'essai, etc.... 
      • + 7% : soit la hausse de la catégorie de ceux qui ont une activité courte, comprenant les saisonniers, intermittents, intérimaires, etc… principalement dû à des fins de mission courtes et d'intérim, alors que la catégorie de ceux ayant une activité réduite longue (C) baisse de 5,4%. Ces deux catégories baissent fortement sur le seul mois de mars : -3,1% traduisant les besoins de missions ponctuelles durant la période de confinement (agriculture, livraisons, etc…),

 

  • La situation au 20 avril :
    • Près de 4,3 Milliards d’heures chômées demandées (contre 3 Milliards précédemment) par plus de 1 Million d’entreprises pour plus de 10 Millions de salariés, (on atteint le plateau, les remontées du terrain nous font part de plus en plus de reprises d’activité dans certains secteurs : bâtiment, industrie,… au fur et à mesure que les salariés se sentent rassurés et que les clients reprennent eux-mêmes en chaîne -le problème semblant être plus les clients et le principe de précaution évoqué à tout-va par les services administratifs de l'Etat et des collectivités que les approvisionnements -),
    • 421 heures en moyenne par salarié concerné, (en légère baisse),
    • Toujours près de 60% dans des entreprises < 50 personnes (51% des salariés du privé) et 17%, en hausse dans celles > 250 personnes (20% des salariés du privé),
    • Attention toujours, il s’agit des heures demandées, qui sont anticipées chômées sur les mois à venir, pas des heures réelles chômées, qui du fait de la procédure seront nécessairement moindre. Compte tenu des difficultés, déjà largement relatées dans notre lettre quotidienne depuis le début du confinement, il n’est pas anormal que cela ait explosé sur les 15 premiers d’avril jours précédant l’envoi des DSN des < 50 salariés, et que l’on atteigne désormais un plateau,
    • Les 2 régions de l’Ile de France et de Rhône-Alpes-Auvergne représentent 1/3 des dossiers,
    • Forte diminution des plans de sauvegarde de l’emploi (divisés par 7),
    • Peu de licenciements collectifs,
    • Baisse des demandes d’inscriptions à Pôle emploi (-0,3% / même semaine que N-1), alors que depuis début mars les taux de progressions étaient de l’ordre de +8-9% par semaine avec un pic à +31 la 1ère semaine du confinement,
    • Très forte baisse des demandes de formation de demandeurs d’emplois : -70% en moyenne sur les 5 dernières semaines.
    • Le nombre d’offres d’emploi en ligne remonte de 60% depuis le 16 mars à 80% du niveau pré-confinement depuis la semaine dernière.

 

  • La situation au 10 avril :
    • Près de 3 Milliards d'heures chômées demandées par près de 700 000 entreprises pour 6,3 Millions de salariés,
    • 425 heures en moyenne par salarié concerné,
    • Près de 60% dans des entreprises < 50 personnes (51% des salariés du privé) et 15% seulement dans celles > 250 personnes (20% des salariés du privé),
    • Attention, il s'agit des heures demandées, qui sont anticipées chômées sur les mois à venir, pas des heures réelles chômées, qui du fait de la procédure seront nécessairement moindre. Compte tenu des difficultés, déjà largement relatées dans notre lettre quotidienne depuis le début du confinement, à se connecter sur le site pour déclarer l'AP, il n'est pas anormal que cela explose sur les derniers jours précédant l'envoi des DSN des entreprises < 50 salariés.
       

 

La DARES a publié une enquête flash très intéressante, effectuée sur les entreprises de 10 salariés ou plus début avril (document téléchargeable ici, que nous vous laissons apprécier), à noter surtout :

-Très peu de licenciements,
- 100 % des entreprises interrogées ont recours au chômage partiel pour au moins une partie des salariés,
- Principale protection sur site : la distance de sécurité,
- Principales difficultés mises en avant : la gestion des questions sanitaires (62%) suivies, de loin, par les préoccupations financières (34%) et dans une moindre mesure les problèmes d'approvisionnement (28%). Cela reflète bien le challenge de l'Après court terme,


CHIFFRES DE L'INTERIM

 

 

  • Pour la semaine 49, la 5ème du reconfinement, les chiffres issus du CREDOC, continuent de s’améliorer, petit à petit : +2,5% par rapport à la semaine 48 au niveau national. On est désormais aux alentours des -11% par rapport à N-1. L’ile de France a connu une forte remontée à +5,7% durant cette semaine et la région Midi-Pyrénées également mais un peu moindre à 3,9% du fait des 1ers allégements et réouverture des magasins depuis samedi en huit. On est sur la bonne pente. L’intérim et le 1er à souffrir d’une telle crise et aussi le 1er à repartir.

 

  • Au 10/11 :
    • l’INSEE vient de publier ses chiffres pour le 3 T 2020, lesquels viennent appuyer ceux du CREDOC que nous commentons régulièrement semaine après semaine, mais qu’il est intéressant de visualiser au niveau des trimestres :
      • +23,5 % (+135 900 emplois) après +22,9 % (+107 800 emplois) au 2ème trimestre,
      • Pour rappel la chute était de −40,4 % au 1T20, soit −318 100 emplois,
      • Il reste donc inférieur à son niveau un an auparavant mais de −9,7 %, soit −76 900 emplois, proche de son niveau de début 2017 et donc toujours loin en cumul, et heureusement, des fameux -600-800 000,
         
    • Justement, depuis notre lettre du 4/11, les chiffres du CREDOC de la semaine 45, la 1ère du reconfinement partiel en mode 2ème vague, sont parus. Bien évidemment, on repart à la baisse de l’ordre de -5% (national et province confondus), par rapport à la semaine précédente, pour un indice qui revient à -13,6 % / N-1 au niveau national, soit le niveau qui prévalait fin septembre et relaté dans notre lettre du 26/10On reste, heureusement très loin du grand plongeon de -55 % en avril (cf. notre lettre du 15/04), mais le confinement nouveau n’est que partiel et ne comprend pas de grands pans d’activités très consommateurs de main-d’œuvre intérimaire comme le bâtiment, 
       
    • L’Ile de France, déjà mal en point avant, ne chute que de -3,5% 
       
    • Bien évidemment, les régions Nord-Pas-de-Calais, les Hauts de France et la Picardie ne seront restées en positif / N-1 que peu de temps, 

 

  • Les chiffres de la semaine 44 : la dernière avant le reconfinement partiel, sont parus. Toujours en progression, ramenant ainsi le différentiel global national par rapport à la même période de N-1 à -7,7%, avec désormais une différence plus nette entre l’Ile de France et la province qui n’est plus qu’à -6,4% de N-1. Sont maintenant au-dessus de la même période N-1 le Nord-Pas-de-Calais, les Hauts de France et la Picardie. Mais cela bien sûr c’était encore avant et cela ne rattrape pas le temps perdu !

 

  • Les chiffres de la semaine 41 et 42 : les 2 dernières semaines pour lesquelles nous avons les chiffres du CREDOC, 41 et 42, ont été stables, voire en progression d’une semaine sur l’autre de près de 2%. A la fin de la semaine 42, fin septembre, le taux national par rapport à la même période de N-1 est stable à -13,3% quand il était de -13,1% 15 jours avant. Toujours pour rappel, à fin juillet on était à -27%. Certaines régions sont même revenues assez proches du niveau de N-1 : comme le Nord-Pas-de-Calais à seulement -2,4% par rapport à N-1, ou les Hauts de France à -5,1%.

 

  • Depuis mai et le déconfinement, l’intérim a progressé nettement et régulièrement tous les mois après le vif rebond en mai. Août n’a pas failli avec + 51 000 intérimaires (+8 %), et + 322 000 par rapport à Avril 2020 situant ainsi le nombre d’intérimaires à 86 % du niveau de fin février 2020, En comparant par rapport au mois d’août 2019, l’intérim diminue de 12,6 % (-98 000 intérimaires), 
    Globalement ces chiffres se sont stabilisés sur les 4 semaines de septembre, les variations enregistrées d’une semaine à l’autre l’étaient à un rythme très faible. A la fin de la semaine 40, fin septembre, le taux national par rapport à la même période de N-1 était encore de -13,2% quand il était de -12,4% pour la province. Pour rappel, à fin juillet on était à -27%,
    Cette fois ci, ce sont les régions Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais et Languedoc-Roussillon qui se distinguent avec seulement -6% par rapport à N-1, ou encore le Limousin à -5% quand la Nouvelle Aquitaine dans sa globalité stagne à -13%l’Ile de France est à -18% et le record est toujours enregistré par l’Alsace à -28% (en nette progression tout de même par rapport au 50% fin juillet),

 

  • Les chiffres de la semaine 31 (soit la 9ème post déconfinement quasi-total) sont globalement en retrait par rapport à la semaine précédente de -1,7%, après la hausse de +6,4% durant la semaine 30. Le taux moyen national par rapport à la même période de l’année dernière n’est cependant plus qu’à seulement -16,4% (contre -23,8% la semaine dernière) et celle de la province à -14,5% contre -22,4%, A noter la très bonne performance des régions Bretagne et Nouvelle Aquitaine qui se positionnent à seulement -10 % par rapport à N-1, Et la contre-performance de l’Ile de France avec ses grosses entreprises, le tourisme délaissé par les étrangers durant l’été, les aéroports… qui compte en temps normal plus de 131 000 intérimaires,

 

  • Alors que les chiffres de la semaine 29 (soit la 7ème post déconfinement quasi-total) sont au niveau de la mer d’huile : soit plus ou moins zéro % après les hausses des dernières semaines qui allaient en faiblissant. Avec toujours un rattrapage du retard du début du confinement sur les régions Alsace, Picardie et Champagne-Ardenne à +2-3%. La moyenne est désormais à -28% par rapport à la même période de l’année dernière,
    Ceux de la semaine 30 (semaine dernière) repartent nettement à la hausse avec un taux moyen national de +6,4% portant désormais la moyenne à seulement -23,8% et celle de la province à -22,4% par rapport à la même période de l’année dernière,
    En outre, le baromètre INTERIM de juin qui complète un peu plus les analyses brutes de chiffres d’écarts, font état de 8 points d’amélioration sur juin, qui faisait suite aux 8 points de mai, soit en tout 130000 postes d’intérimaires recréés depuis le début du déconfinement (soit 1/3 de ceux perdus au début). Les deux secteurs les plus touchés étant les services (notamment CHR) et l’industrie ; le commerce et le BTP sont quant à eux ceux qui enregistrent les meilleurs rebonds,

    Nouveau contrat de CDI Intérimaires : depuis son lancement le nombre de contrats signés est 93 000, soit 30 000 signatures de plus qu’en juin 2019, démontrant ainsi le bon succès de ce contrat auprès des opérateurs,

 

  • Les chiffres de la semaine 27 (semaine dernière, soit la 5ème post déconfinement quasi-total) sont toujours orientés tranquillement à la hausse, mais à seulement +2,3% de moyenne nationale contre près de +5% sur les 2 semaines précédentes, après les +9% de la semaine 24. Cette semaine, on peut constater un rattrapage du retard du début du confinement sur les régions Bourgogne, Franche-Comté et Champagne-Ardenne à +6%. La moyenne est encore à -29% par rapport à la même période de l’année dernière, le tourisme et les CHR n’ont pas encore repris tout l’espace d’avant. 

 

  • Les chiffres de la semaine 26 (semaine dernière, soit la 4ème post déconfinement quasi-total) sont toujours orientés tranquillement à la hausse, à près de +5% de moyenne nationale pour la 2ème semaine consécutive, après les +9% de la semaine 24. Cette semaine on peut constater un peu plus de disparité selon les régions, et un rattrapage de celles de l’Est les plus durement touchées au départ :
    • ​IDF : +2,3% seulement contre
    • de 7 à 9% pour Poitou-Charentes, Bretagne, Champagne-Ardenne et Picardie,

      ​Ces chiffres continuent de confirmer la reprise progressive et régulière de l’Intérim, bien entendu moins vite qu’espérée, mais c’est loin d’être négligeable et il faut laisser du temps à la confiance pour s’installer. A priori, nous persévérons dans notre croyance qu’il n’y a aucune raison que la hausse régulière ne se poursuive pas, sachant qu’on se situe désormais à une moyenne de seulement -26% par rapport à la même période de l’année dernière, également un bon indicateur, et le tourisme et les CHR vont reprendre de la couleur. Avec des régions pour lesquelles le mouvement est plus accentué :

    • Haute Normandie et Languedoc-Roussillon : seulement -14-15 %,
    • Et en dessous des -20% : Nord-Pas-de Calais, Aquitaine, PACA.

 

  • Les chiffres de la semaine 25 (semaine dernière, soit la 3ème post déconfinement quasi-total) sont toujours orientés à la hausse, de semaine en semaine, à près de +5% de moyenne nationale, après les +9% de la semaine dernière, avec toujours assez peu de disparité significative selon les régions. Ce bon chiffre confirme la reprise progressive et continue de l’Intérim. A priori, nous maintenons qu’il n’y a aucune raison que la hausse ne se poursuive pas, sachant qu’on se situe toujours à -1/3 par rapport à la même période de l’année dernière, également un bon indicateur, même si les acteurs du secteurs aimeraient une hausse plus nette.

 

  • Les chiffres de la semaine 24 (semaine dernière, soit la 5ème post déconfinement initial et la 2ème post déconfinement quasi-total, hormis zone rouge) sont repartis à la hausse à près de +9% de moyenne nationale après le calme plat attentiste de la semaine dernière, avec assez peu de disparités significatives selon les régions. Ce bon chiffre confirme la reprise progressive et continue de l’Intérim après les rebonds à respectivement +13,1%, +6,5% et +11,8%  des  trois 1ères semaines de déconfinement. Nous avons donc bien fait d’attendre ces chiffres avant de tirer du faux plat de la semaine dernière des conclusions trop hâtives. A priori, il n’y a aucune raison que la hausse ne se poursuive pas., sachant qu’on se situe toujours à -33% par rapport à la même période de l’année dernière,

 

  • La situation de la semaine 23 (soit la 4ème post déconfinement initial et la 1ère post déconfinement quasi total) : les chiffres sont revenus au calme plat à seulement +0,7%, après les premières euphories, toujours de manière assez uniforme, de cet indicateur de l’activité en France, désormais net après les rebonds à respectivement +13,1%+6,5% et +11,8% des  trois premières semaines de déconfinement. 
    Nous attendrons de prochains chiffres avant d’en tirer des conclusions trop hâtives. Et surtout, une meilleure visibilité des métiers de convivialité à l’aube d’un peut-être nouveau relâchement, indispensable pour l’économie du déconfinement d’événements.

 

  • La situation de la semaine 22 (soit la 3ème post déconfinement) : les chiffres confirment bien la reprise, sur le territoire, toujours de manière assez uniforme, de cet indicateur de l'activité en France, désormais net après le rebond à +13,1% de la 1ère semaine de déconfinement :
    • Les indices de cette semaine 22 sont de +11,8% (d'évolution par rapport à la semaine précédente) contre 6,5% la semaine précédente au niveau national et de +12,2% en province, soit le double de la semaine d'avant,
    • Nord-Pas-de-Calais rattrape désormais nettement le retard avec +15,5%, et Limousin culmine à +17%,
    • L'Ile de France reste à 9% comme la semaine précédente, tandis que la Bourgogne reprend enfin des couleurs à +10,5% après 2 semaines de progression quasi nulle.
    • Toutefois, prenons toujours garde, les pourcentages de hausse sont toujours plus impressionnants que ceux de la baisse antérieure car ils s'assoient sur un niveau de base en valeur absolue moindre.
    • L'indice national global par rapport à l'année dernière continue de baisser, cette fois plus significativement, à -36,9%, contre respectivement -46,6%, -48% et -53% les trois semaines précédentes, confirmant désormais que la reprise se fait enfin sentir.

 

  • La situation pour la semaine 21 : les chiffres confirment la reprise, sur le territoire de manière assez uniforme, de cet indicateur de l'activité en France, mais encore timidement après le rebond à +13,1% de la 1ère semaine de déconfinement :
    • Les indices de cette semaine 21 sont de +6,5% (dévolution par rapport à la semaine précédente) au niveau national et de +6,1% en province,
    • Cette fois, ce sont les régions Alsace et Lorraine qui rattrapent leur retard d'avant avec +9%,
    • L'Ile de France maintient sa progression plus franche à 9% également, alors que RA qui était, comme IDF, dans la moyenne à +13% la semaine précédente l'est aussi à +5,7% cette semaine,
    • tandis que la Bourgogne ne montre quasiment aucune progression après la faible progression de la semaine dernière, quand les Pays de Loire rattrapent leur « retard relatif » de la semaine dernière à +10,1%,
    • Toutefois, prenons toujours garde, les pourcentages de hausse sont toujours plus impressionnants que ceux de la baisse antérieure car ils s'assoient sur un niveau de base en valeur absolue moindre.
    • L'indice global par rapport à l'année dernière baisse quand même à -46,6% contre respectivement -48% et -53% les deux semaines précédentes, rendant encore cette reprise timide.

 

  • La situation au 20 mai :
    • Alors que la semaine précédant le déconfinement, les indicateurs commençaient à montrer une reprise moyenne de l'ordre de 2-3% de hausse par rapport à la semaine précédente, nous sommes passés à +13,1%,
    • Cette fois, ce sont les régions Nouvelle-Aquitaine, PACA et Champagne Ardennes qui progressent le plus fortement (respectivement +17,8%, 17,5% et +17,4%), l'Aquitaine tenant le haut du pavé à +19,2% alors que la Bourgogne-Franche-Comté et Pays de la Loire ne démontrent qu'une progression relativement faible aux alentours des 6%,
    • Les 2 grosses régions IDF et RA sont dans la moyenne à 13%,
    • Toutefois, prenons garde, les pourcentages de hausse sont toujours plus impressionnants que ceux de la baisse antérieure car ils s'assoient sur un niveau de base en valeur absolue moindre. L'indice global par rapport à l'année dernière baisse quand même à -48% contre -53% la semaine précédente.

 

La baisse globale en France de niveau des intérimaires était proche de -55% par rapport à l'année dernière au 6 avril, Les indices par région vont de -47,9% pour la Bretagne à -67,8% pour l'Alsace ou encore -62% pour le Poitou-Charentes.
Sans surprise, les principaux secteurs qui font appel à l'intérim, à ce jour, sont les activités :

  • Des industries agroalimentaires et des industries en reconversions,
  • Agricoles,
  • Du Transport et de la Logistique (bien qu'en baisse depuis mars),
  • De la Santé.

 

  • La situation au 13 mai :
    • Les chiffres du CREDOC de la semaine avant le déconfinement concernant l'Intérim en France commencent à montrer une reprise moyenne de l’ordre de 2-3% de hausse par rapport à la semaine précédente, avec un indice national à +3,3% et un indice province à +3,7%. Alors que ceux évoqués pour les semaines précédentes dans nos quotidiennes du 29 avril et du 5 mai reflétaient des évolutions à la hausse ou à la baisse proche de zéro d'une semaine à l'autre. 
    • Les régions Languedoc-Roussillon et Lorraine ou Nord Pas-De-Calais montrent des hausses les plus marquées à respectivement +9%, +7% et +6,8%. Il ne s’agit encore que d’un frémissement quand l’indice global reste quand même proche de -53% par rapport à l’année dernière.

 

  • Pour la semaine 18pas de différence notable sur les chiffres (évolutions à la hausse ou à la baisse proche de zéro d'une semaine à l'autre). Seules les régions Lorraine et Franche Comté (fortement touchées au début de l'épidémie) reprennent un peu de couleurs avec respectivement +4,4% et +3,8%, alors que la Picardie continue d'être touchée à -5,1%. A noter ; le Poitou-Charentes (très peu touché par le Covid-19 : en vert très clair pour reprendre l'image de la carte de France) avec également le constat du frémissement qui avait été ressenti par notre filiale PROACTIF à +3,3%.

 

  • Sources CREDOC à la fin de la semaine 17 (soit au 27/04) :
    • - 56,5% : en France, soit la baisse du niveau des intérimaires depuis le début du mois d'avril, en comparaison par rapport au même mois de l'année dernière, mais…
    • +6,6% : soit l'évolution de la semaine 17 par rapport à celle d'avant. Notre filiale PROACTIF nous fait part que cette semaine, la tendance est à la reprise, « doucement mais surement ». et on s'y attendait, « tout est question de sécurité et de responsabilité à ce jour »,
    • Les régions les plus touchées : le grand Est avec globalement -63%, dont l'Alsace -68% et la Lorraine -60,6% qui démontrent en contrepartie un fort rebond sur la dernière semaine avec respectivement +9,8% et +15,4% ; mais aussi la Franche-Comté -65,6%,
    • La région la moins touchée : Auvergne-Rhône-Alpes avec -52,4%, en rebond de 5%.


 

FONDS DE SOLIDARITÉ

  • Il est doté de 7 milliards d'euros dont 500 millions d'euros apportés par les Régions,
  • depuis le 1er avril et jusqu’au 09/07 :
    • Près de 5 Mds d’aides (contre 4,4 Mds un mois plus tôt) ont été accordées à près de 3,7 M de demandes (contre 3,3 M) représentant 1,7 millions d’entreprises. Comme indiqué dans notre lettre du 28/05, il était logique que l’on n’arrive pas mathématiquement aux alentours des 5,3 Mds. Ce montant étant proche des chiffres définitifs, puisque l’aide en tant que tel est désormais terminée à fin juin, sauf pour une réallocation sur des secteurs plus sinistrés. Les grandes tendances de répartition sont désormais pratiquement figées :
    • La moyenne des aides est donc de 1346 euros (quasiment inchangé) pour un maximum de 1500 euros/mois,
    • Toujours aux alentours de 28% a été octroyé aux commerces et à la construction,
    • 12,5% en très légère augmentation seulement aux CHR,
    • 22% pour l’IDF quasi inchangé, les 4 autres grandes régions de la moitié sud de la France (PACA, RA, O et NA) se partagent toujours 43% du total,
    • Près de 57% (désormais inchangé) soit 2,8 Mds est allé aux entrepreneurs individuels et 27% (également inchangé ) à des Sarl,
  • Rappel : vous y accédez via le site « impots.gouv.fr » et à l'aide du pas-à-pas.

 

 


 

ENQUETE IMPACT COVID-19

 

La CCI de Nouvelle Aquitaine réalise des enquêtes régulières sur l'impact pour les entreprises. Certes, cela ne vaut que pour cette région, mais certains aspects de cette étude N°3 (réalisée du 5 au 10 mai, avant le déconfinement, sous la forme de questionnaire en ligne auquel 8500 chefs d'entreprise de la région ont répondu : 9,5% ; 75% ayant moins de 5 salariés) nous ont semblé assez pertinents pour être évoqués :

  • 55% étaient fermés pour raisons administratives. La proportion de ceux ouverts augmente fortement avec l'effectif : 77% des > 50 salariés étaient en activité, contre 33% des < 5 personnes,
  • Plus surprenant, la construction était en activité à 70%, soit un niveau proche des industries (78%),
  • 14% ont répondu ne pas être éligible à une aide, principalement pour 43% du fait d'un CA plus élevé que la maille,
  • Mais deux fois 18% pour une situation financière des années antérieures et pour une typologie d'activités, non éligibles,
  • Sans surprise, les deux types d'aides les plus utilisées sont l'activité partielle et l'aide de 1500€, chacune à près de 50% des entreprises, loin devant les reports de paiement de charges sociales ou d'impôts directs,
  • Plus surprenant : de 54% à 60% d'entre-elles n'ont pas sollicité leurs banques pour échelonner des emprunts et demander un PGE. Pour celles qui ont demandé, les taux de refus sont faibles (entre 2 et 3%, du total pas des demandes, ce qui revient à près de 8% de celles qui ont demandé). Confirmation de nos remontées terrain : encore 10,5% des entreprises interrogées étaient en attente de réponse des banques pour leur PGE,
  • 6% envisagent une cessation d'activité, en majorité dans les secteurs CHR et tourisme. Mais cela se traduit plutôt par une incertitude et une anxiété par rapport à l'avenir car l'échéance de cette cessation serait soit en septembre, soit à la fin de l'année, soit « on ne sait pas ». A suivre donc....

 

 

  • Les principaux freins à la reprise d'activité :
    • Baisse de la demande liée à des changements de comportements : 85%,
    • Trésorerie : 75%,
    • Incertitudes/ mesures d'hygiène et de sécurité pour les clients : 69%
    • Problèmes d'approvisionnement avec les fournisseurs : 56%,
    • (rappel : l'enquête a été réalisée juste avant le 11/05 : il est probable que depuis, la trésorerie soit restée un frein majeur quand les 3 autres freins majeurs, dont 2 très psychologiques, auront baissé)
       
  • Les principaux besoins à court terme :
    • Approvisionnement en EPI : 70%,
    • Accompagnement financier : 41%,
    • Accompagnement en réorganisation de l'entreprise : horaires, distanciation, etc… et en marketing : 30%,
       
  • Relocalisation de l'approvisionnement : 23 % envisagent de relocaliser localement et durablement une partie de leur approvisionnement (30% dans l'agroalimentaire et 30% pour celles > 50 salariés).

 


 

VENTES EN LIGNE

 

La FEVAD vient de publier un communiqué de presse sur son baromètre trimestriel des ventes en lignes. Nous reprenons, telles quelles, ci-dessous les informations résumées qui nous ont semblées importantes :

  • « Le chiffre d'affaires des ventes globales e-commerce au 1er trimestre 2020 progresse de 1,8% par rapport au 1er trimestre 2019 (contre +11,9% T1 2019/2018). Il s'agit de la plus faible hausse jamais observée depuis la création du baromètre,
  • En janvier et février 2020, le e-commerce s'est développé de +8%. Au mois de mars, le chiffre d'affaires s'est contracté de 10,1%, touché par la crise sanitaire,
  • Le nombre de sites marchands actifs continue sa progression : +20000 sites sur 1 an (+11%) soit un total de 200650 sites,
  • La croissance des sites leaders B-to-C est équivalente à celle du 1er trimestre 2019 : +7,7% (tirée par les ventes alimentaires, les produits techniques et culturels et les jeux/jouets),
  • Une majorité d'enseignes non-alimentaires B-to-C sont en recul sur l'ensemble du 1er trimestre. Les ventes B-to-B se trouvent fortement freinées par le confinement et ses conséquences sur l'activité des entreprises,
  • Les ventes de voyages plongent en mars de 60% entraînant un recul de 19% sur le 1er trimestre,
  • Les places de marché ont permis aux magasins de proximité et aux sites de continuer à fonctionner. La progression du volume d'affaires réalisé sur les marketplaces de l'IPM, ralentie sur les mois de janvier et février (+2,8% et -2,2%), accélère au mois de mars avec +8% soit une progression globale au 1er trimestre de +5,5% »
  • « Les deux premières semaines qui ont suivi le début du confinement ont été marquées par un très fort recul des ventes sur internet (en dehors de certains secteurs tels que l'alimentaire, les produits de grande consommation ou l'équipement informatique)… Cette baisse démarre dès le 9 mars et se poursuit jusqu'à fin mars. Pour certains secteurs comme l'habillement, la baisse chez les sites leaders atteint -30% la première semaine du confinement,
  • Début avril, les ventes globales ont progressé par paliers successifs, d'abord +25% au-dessus du niveau pré-confinement puis +40% sur les 2 dernières semaines de confinement. Toutefois, certains secteurs comme la mode-textile ont dû attendre encore mi-avril avant de retrouver le niveau d'avant confinement,
  • À fin avril, le bilan s'avère donc contrasté : positif pour les catégories équipement maison, beauté-santé et sport-bricolage-jardinage ; pour l'habillement-mode, l'accélération sur avril a permis de compenser le retard pris sur mars ; enfin, la catégorie meubles-décoration affiche un retrait ».

 

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