Retour Publications d'expert | Publié le 12/11/20

COVID-19 : les actualités du mardi 10 novembre

« Dans les situations désespérées, la seule sagesse est l’optimisme aveugle  » (Jean Dutourd)

 

Chères Clientes, chers Clients,

 

Il est temps de se poser un peu et d’étudier en détail quelques-uns des chiffres qui nous sont annoncés rapidement et à grand fracas par les médias. Non pas ceux de la courbe des entrées à l’Hôpital, mais ceux de l’économie réelle. Ceux qui correspondent à ce que les entrepreneurs vivent au quotidien mais qu’il est bon de conforter plus ou moins au niveau global. Chose promise, chose due, analyses importantes sur les travailleurs handicapés et les plans d’apurement de dettes sociales. N’oubliez pas de garder l’optimisme et d’analyser la courbe du passage du déni à l’action :

 

MAINTENANT

 

___1) URSSAF et MSA : plan d’apurement des dettes Covid. Tous les employeurs pour lesquels des cotisations et contributions sociales restaient dues à la date du 30 Juin 2020 peuvent bénéficier de plans d’apurement conclus avec les organismes de recouvrement URSSAF et MSA. Comment procéder au mieux : consultez la note jointe. Attention il y a des pièges, rien n’est évident ! Lisez, soyez vigilant et surtout réactif !

 

___ 2) Travailleurs HANDICAPES Attention, pour les entreprises > 20 salariés, le Décret n°2020-1350 du 5 Novembre 2020 introduit un nouveau mode de calcul qui pourrait s’avérer bien moins avantageux pour certaines entreprises, mais aussi ajoute de nouvelles dépenses qui pourront être déduites temporairement, et cela pour toutes les entreprises concernées. En bref : à lire impérativement, sans oublier vos calculettes : 

 

___3) Salariés INTERIMAIRES : un Arrêté du 23 octobre 2020, publié récemment au JORF, rend désormais les stipulations de l'avenant n°5 du 20 septembre 2019 à l'accord du 14 décembre 2015 relatif au régime de frais de santé des salariés intérimaires, obligatoire pour tous les salariés, anciens salariés et leurs ayants droit et pour tous les employeurs compris dans son champ d'application ; l’avenant n°5 adapte le niveau des garanties du régime collectif obligatoire et du régime complémentaire facultatif des salariés intérimaires pour rendre conformes ces régimes au nouveau cahier des charges du contrat responsable et solidaire.

 

___4) STOCKS INVENDUS : reliquat de stocks, produits frais invendus mais consommables, anciennes collections,… pensez au crédit d’impôt mécénat !

 

___5) Emploi : la DARES vient de publier une série de chiffres qu’il est intéressant de relater et de commenter :

  • Ruptures conventionnelles :
  1. Si on l’observe sur les trois derniers mois, le nombre des homologations par l’inspection du travail des ruptures conventionnelles est en forte hausse (+58,0 % en moyenne sur les mois de juillet, août et septembre 2020 relativement aux trois mois précédents), et cela parait dramatique. Par contre, en cumul à fin septembre 2020, et depuis le début de l’année, le nombre d’homologations est en baisse de -7,5% par rapport à fin septembre 2019. La Crise du Covid ne fait qu’augmenter les amplitudes d’une période à l’autre, mais l’important ce sont les tendances, qui, elles, ne sont pas si catastrophiques que cela
     
  2. Un petit rappel des ordres de grandeurs  pour les non-initiés : 
    • On parle d’environ 30 à 45 000 homologations par mois. Pendant la période de confinement, ce chiffre, assez stable en moyenne mensuelle aux alentours de 37 000 depuis plusieurs années, avait plongé en mars/avril à 15 000 du fait d’une ordonnance suspendant les délais d’homologation. Personne ne s’en est offusqué, 
    • les taux suivants actuels sont similaires à ceux de N-1 et sont importants à connaitre si un jour vous risquez d’être concerné en tant qu’employeur : 
    __4,9 % des demandes de ruptures conventionnelles ne sont pas validées, 
    __- Seulement 1,5 % des demandes sont jugées irrecevables pour dossier incomplet, 
    __- 3,4 % sont refusées en raison d’un manquement aux prescriptions légales (tenue d’au moins un entretien, indemnité supérieure ou égale au minimum légal, respect du délai de rétractation de 15 jours calendaires, etc.).
  • Mouvements de personnel : les principaux chiffres du 2 T 2020 montrent que :
  1. Le nombre d’embauches a été inférieur d’environ 50% à la moyenne des trimestres de 2019, mais les : 
    • fins de contrat, fins de périodes d’essai et ruptures anticipées de CDD le sont aussi (50%), 
    • démissions ne représentent que 59% de la moyenne 2019, 
    • licenciements économiques sont pratiquement toujours au même niveau moyen, avec des amplitudes pouvant être considérées comme marginales : ceux qui devaient le faire avant ont continué à le faire pendant,
  2. par contre, les : 
    • licenciements non économiques atteignent 65% de la moyenne 2019, 
    • démissions de CDI ne sont qu’à un niveau de 63% de la moyenne 2019, 
    • niveaux de départs en retraite ne changent pas,
  3. NB : 
    • la part de CDD dans les embauches ne varie finalement qu’assez peu, 
    • ces taux sont évidemment plus marqués dans les entreprises < 10 salariés, ce qui est compensé par ceux des entreprises > 50 ; celles 10<<50 étant globalement dans la moyenne, 
    • la reprise est plus marquée post déconfinement en recrutements au moyen de contrats longs que de contrats courts,
  • Alors la DARES titre « Effondrement des embauches et des fins de contrat au 2e trimestre 2020 », ce qui excite les médias à sensations. Effectivement si l’on se contente de regarder les courbes cela peut s’avérer impressionnant. Tout comme le sera le rebond !  Mais nous, nous en tirons comme conclusion que finalement les données relatives et en valeur absolue ne sont pas si dramatiques que cela, que le marché est assez résilient et que c’est plutôt le signe que les entrepreneurs s’adaptent bien et se préparent à la sortie de crise en préservant leurs meilleurs éléments, afin de pouvoir  mieux rebondir quand il sera temps. On verra si les comportements sont identiques pour la 2ème vague, mais nous le pensons, même si les amplitudes changeront. Que les amateurs de montagnes russes se réjouissent, 
     
  • D’ailleurs, une 1ère estimation flash de l’emploi salarié réalisée par l’INSEE et la DARES à partir des résultats provisoires ACEMO, dans l’ensemble des entreprises du secteur privé, les effectifs salariés augmenteraient de 1,8 % au 3e trimestre 2020 (soit +344 400 emplois). Sur un an, ils diminueraient de 1,1 % (soit -214 000 emplois). On est donc, et heureusement, loin du chiffre des 600-800 000 emplois devant être perdus annoncé au pic de la crise ! Mais il est vrai que ce n’est pas fini, et cela n’empêche pas les difficultés personnelles individuelles
     
  • Evolution du salaire de base : pas si dramatiquement mauvais également !
  1. Il croit de 0,2 % au 3 T 2020 et de 1,4 % sur un an dans les sociétés de 10 salariés ou plus du secteur privé. Pour vous donner un ordre d’idée, c’est le même taux que celui des 4ème trimestres 2018 et 2019,  
  2. alors que les prix à la consommation diminuent de - 0,2 % sur 1 an glissant à fin septembre 2020,
  3. donc globalement positif,

 

___6) INTERIM : et l’intérim dans tout cela nous direz-vous ?

  • Depuis notre lettre du 12/10, l’INSEE vient de publier ses chiffres pour le 3 T 2020, lesquels viennent appuyer ceux du CREDOC que nous commentons régulièrement semaine après semaine, mais qu’il est intéressant de visualiser au niveau des trimestres :
  1. +23,5 % (+135 900 emplois) après +22,9 % (+107 800 emplois) au 2ème trimestre,
  2. Pour rappel la chute était de −40,4 % au 1T20, soit −318 100 emplois,
  3. Il reste donc inférieur à son niveau un an auparavant mais de −9,7 %, soit −76 900 emplois, proche de son niveau de début 2017 et donc toujours loin en cumul, et heureusement, des fameux -600-800 000,
  • Justement, depuis notre lettre du 4/11, les chiffres du CREDOC de la semaine 45, la 1ère du reconfinement partiel en mode 2ème vague, sont parus. Bien évidemment, on repart à la baisse de l’ordre de -5% (national et province confondus), par rapport à la semaine précédente, pour un indice qui revient à -13,6 % / N-1 au niveau national, soit le niveau qui prévalait fin septembre et relaté dans notre lettre du 26/10On reste, heureusement très loin du grand plongeon de -55 % en avril (cf. notre lettre du 15/04), mais le confinement nouveau n’est que partiel et ne comprend pas de grands pans d’activités très consommateurs de main-d’œuvre intérimaire comme le bâtiment, 
     
  • L’Ile de France, déjà mal en point avant, ne chute que de -3,5% 
     
  • Bien évidemment, les régions Nord-Pas-de-Calais, les Hauts de France et la Picardie ne seront restées en positif / N-1 que peu de temps, 
     
  • A suivre … !

 

STRATÉGIE CT ET LT

 

___1) Quand les temps sont durs et que l’on se retrouve impuissant face aux évènements subis et non anticipés, qui viennent même contrarier ceux que nous avions prévus de longue date, on sombre vite dans le déni-colère. Et parfois on s’y enterre. Alors comment vite rebondir et retrouver le chemin de l’action raisonnée ? Lucie de Silvestre-Besset de FINOVA Conseil, nous propose une courte note pour : « accompagner ses équipes pour passer du déni-colère à l’action ». A consulter sans aucune modération !

 

___2) Déjà la 40ème minute OPTIMISTE, de Jean-Marc Bonnet, dirigeant de FINOVA Conseil qui nous indique comment corriger un comportement dû au : « syndrome de l’imposteur » afin de se voir sous un bien meilleur jour.

Si vous souhaitez voir ou revoir tous les épisodes de la minute OPTIMISTE, retrouvez-les en cliquant ici !

 

« Dans les situations désespérées, la seule sagesse est l’optimisme aveugle  » (Jean Dutourd)

 

Il a y toujours des solutions. A vous de trouver celle qui est la meilleure et surtout la plus pérenne pour vous.

Les collaborateurs et associés du Groupe FIMECO Walter France.

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