Retour Publications d'expert | Publié le 29/05/20

COVID-19 | Les actualités du vendredi 29 mai 2020

« L'espoir est un rêve éveillé » (Aristote)

 

Chères Clientes, chers Clients,

En France, ne dit-on pas que « l'exception confirme la règle ». L'actualité rattrape vite nos projets. C'est quand même pour la bonne cause, à la veille du long week-end de pentecôte, que nous sommes heureux de déroger à la nouvelle périodicité voulue de cette quotidienne, future bi à tri-hebdomadaire :

 

MAINTENANT

 

1) Taxe d'apprentissage : une lectrice avisée de notre lettre d'hier nous fait part que sur le site du plus gros OPCO, l'information de l'échéance reportée au 30 juin (au lieu du 30 mai) pour le paiement du versement libératoire de 13 % de la taxe d'apprentissage est diffusée avec mention « le Décret est attendu pour le 1er juin », soit le lundi de pentecôte, il n'y a pas de trêves pour les braves ! Nous vous laissons donc apprécier vos risques d'entrepreneurs et suivons avec attention la saison 2 de cette série.

 

2) Fiches métiers et guides covid-19 : 2 nouveaux guides publiés par le Ministère du Travail (nous attendons avec impatience que celui des CHR soit homologué, mais comme ceux d'aujourd'hui, il risque d'arriver après la bataille) sur les :

 

3) APESA : après le dispositif évoqué dans nos lettres des 27/03 - 22/04 - 04/05 et 20/05 et alors que depuis un mois que le numéro vert est ouvert, ce sont près de 400 appels spontanés des entrepreneurs qui ont abouti à 1/3 de prises en charge psychologiques, nous avons le plaisir de vous permettre de prendre connaissance de l'interview de son président et fondateur Marc Binnié.

 

4) Conseil des Ministres : le conseil de mercredi a notamment examiné un projet de loi organique afin de permettre la reprise de dette de 136 milliards d'euros par la caisse d'amortissement de la dette sociale (CADES). Ce montant comprend 30 Mds de déficits passés, un versement de 13 Mds en appui de l'assurance maladie pour la couverture du service de la dette des hôpitaux, et une provision au titre des déficits prévisionnels de la sécurité sociale pour les exercices 2020 à 2023, liés à l'ampleur de l'actuel choc économique et de la nécessité d'inclure également les effets des dépenses d'investissement dans les secteurs hospitalier et médico-social qui seront décidées dans le cadre du « Ségur de la santé ». De ce fait, la date d'amortissement de la dette portée par la CADES est ainsi repoussée de 2024 à 2033. Durée sans cesse prorogée depuis sa création dans les années 80 (du siècle d'avant).

 

 5) PGE : un arrêté publié au JORF prévoit la possibilité d'une réduction du délai de carence à l'issue duquel la garantie de l'Etat est acquise pour les prêts garantis par l'Etat faisant l'objet d'une décision individuelle de la Commission Européenne (délai actuel de 2 mois pouvant donc être éventuellement réduit).

 

6) La Poste : une nouvelle Ordonnance et un nouveau Décret publiés au JORF viennent assouplir et réduire de manière importante les délais et recours des consultations des comités de la Poste, durant la crise du covid-19 afin de faciliter une meilleure fluidité. En tant qu'entrepreneurs, nous ne sommes pas directement concernés, mais tout de même un peu indirectement 

 

 7) Ventes en ligne : la FEVAD vient de publier un communiqué de presse sur son baromètre trimestriel des ventes en lignes. Nous reprenons, telles quelles, ci-dessous les informations résumées qui nous ont semblées importantes :

  • « Le chiffre d'affaires des ventes globales e-commerce au 1er trimestre 2020 progresse de 1,8% par rapport au 1er trimestre 2019 (contre +11,9% T1 2019/2018). Il s'agit de la plus faible hausse jamais observée depuis la création du baromètre,
  • En janvier et février 2020, le e-commerce s'est développé de +8%. Au mois de mars, le chiffre d'affaires s'est contracté de 10,1%, touché par la crise sanitaire,
  • Le nombre de sites marchands actifs continue sa progression : +20000 sites sur 1 an (+11%) soit un total de 200650 sites,
  • La croissance des sites leaders B-to-C est équivalente à celle du 1er trimestre 2019 : +7,7% (tirée par les ventes alimentaires, les produits techniques et culturels et les jeux/jouets),
  • Une majorité d'enseignes non-alimentaires B-to-C sont en recul sur l'ensemble du 1er trimestre. Les ventes B-to-B se trouvent fortement freinées par le confinement et ses conséquences sur l'activité des entreprises,
  • Les ventes de voyages plongent en mars de 60% entraînant un recul de 19% sur le 1er trimestre,
  • Les places de marché ont permis aux magasins de proximité et aux sites de continuer à fonctionner. La progression du volume d'affaires réalisé sur les marketplaces de l'IPM, ralentie sur les mois de janvier et février (+2,8% et -2,2%), accélère au mois de mars avec +8% soit une progression globale au 1er trimestre de +5,5% »
  • « Les deux premières semaines qui ont suivi le début du confinement ont été marquées par un très fort recul des ventes sur internet (en dehors de certains secteurs tels que l'alimentaire, les produits de grande consommation ou l'équipement informatique)… Cette baisse démarre dès le 9 mars et se poursuit jusqu'à fin mars. Pour certains secteurs comme l'habillement, la baisse chez les sites leaders atteint -30% la première semaine du confinement,
  • Début avril, les ventes globales ont progressé par paliers successifs, d'abord +25% au-dessus du niveau pré-confinement puis +40% sur les 2 dernières semaines de confinement. Toutefois, certains secteurs comme la mode-textile ont dû attendre encore mi-avril avant de retrouver le niveau d'avant confinement,
  • À fin avril, le bilan s'avère donc contrasté : positif pour les catégories équipement maison, beauté-santé et sport-bricolage-jardinage ; pour l'habillement-mode, l'accélération sur avril a permis de compenser le retard pris sur mars ; enfin, la catégorie meubles-décoration affiche un retrait ».

 

 8) INSEE : à la suite de nos analyses des 27/04, 4/055/05 et 11/05, l'INSEE vient de publier son dernier point de conjoncture au 27 mai. Un peu comme ressenti le 11/05 : La relance post confinement ne se fera pas par les investissements des industriels mais par la consommation des ménages : un des gros défis de l'après 11 mai !:

 

> Plutôt de bonnes nouvelles après la douche froide et les angoisses quotidiennes véhiculées par les médias, l'eau semble moins fraîche :

  • l'activité repart dans la plupart des grands secteurs : industrie, construction, services,
  • la perte d'activité liée à la crise sanitaire a été révisée à la baisse et « ne serait désormais « plus » que de l'ordre de -21 % (contre -33 % estimé début mai) ». Soit un fonctionnement de l'économie française aux 4/5èmes de son niveau d'avant crise (contre seulement deux tiers pendant le confinement),
  • le rebond attendu de la consommation des ménages de la 1ère semaine, que nous avions ressenti suite aux remontées du terrain (lettre du 18/05) s'est bien trouvé confirmé par les chiffres. Plus étonnant, l'INSEE relève que cela a été plus fort en France qu'en Italie ou en Espagne, en estimant « que cette semaine-là, la consommation n'aurait été « que » de 6 % inférieure à son niveau d'avant-crise (contre -32 % estimé début mai) ». Bien entendu, la conjonction de la réouverture le 11 mai d'une grande part des commerces et activités fermés pendant le confinement avec des achats qui avaient dû être reportés, mais aussi l'envie de « sortir et d'acheter enfin » expliquent la force de ce rebond qui peut encore s'atténuer sur les semaines suivantes. Les plus forts rebonds se sont fait sentir sur :
  1. l'habillement-chaussure avec « un niveau nettement plus proche de celui de 2019 que pendant le confinement » : achats plaisir et envie,
  2. l'équipement du foyer qui « auraient même fortement dépassé leur niveau de 2019 » : quand votre four ou votre frigo « lâche » au début du confinement cela semble naturel !
  3. parlons aussi des coiffeurs, blanchisseries et autres services que tous avaient hâte de revoir,
  4. Il y a fort à parier que le rebond sera également très fort à l'ouverture des lieux de convivialité que sont les cafés et restaurants : la semaine prochaine du 2 juin, pour peu que la distanciation ne viennent pas le réduire : l'envie forte est également présente,

 

  • L'INSEE relève que « les ménages sont un peu moins pessimistes sur leur situation financière personnelle que sur la situation générale en France. Cela reflète, pour une partie d'entre eux, la constitution pendant le confinement d'une épargne forcée qui pourrait maintenant venir alimenter la consommation ». NB : les français ont toujours, depuis des lustres, c'est dans leurs gènes, fait état pour l'avenir, de plus de pessimisme pour la France que pour leur propre situation personnelle. On en revient toujours au challenge des entrepreneurs véhiculé dans nos lettres : rassurez-les et donner leur envie de récupérer pour le dépenser à bon escient une partie du bas de laine constitué en confinement angoissé !

 

 > L'INSEE maintien des chiffres de prévisions prudents pour 2020 : « le PIB trimestriel pourrait diminuer d'environ 20 % au deuxième trimestre 2020 (après -5,8 % au premier trimestre) : un chiffre vertigineux, mais à la hauteur, si l'on peut dire, de ce qui s'est passé ces derniers mois dans le monde. Même si l'activité économique revenait intégralement à son niveau d'avant crise dès le mois de juillet, le PIB français diminuerait de 8 % sur l'année 2020, or un retour aussi rapide à la normale semble peu réaliste… ». Nous verrons bien si l'optimiste et l'adaptabilité des entrepreneurs, malgré les difficultés, les obstacles et les freins, donnera tord ou pas à ses prévisions : rendez-vous à la rentrée. Ne nous laissons pas impressionner par les chiffres des dépôts de bilan annoncés depuis une semaine : ils étaient tous plus ou moins déjà prévus avant la crise ! La consommation des ménages a été au rendez-vous, il faut que les entrepreneurs s'efforcent de maintenir la flamme allumée, après, ils se rassureront eux-mêmes pour la reprise des investissements,

 

> Par branches, cela donne les disparités suivantes (taux d'activité post-confinement sur mai, le 27/05 contre confinement le 7/05 et avant) :

  • -25% contre -37% précédemment le 7 mai, dans les seules branches d'activités marchandes, soit nettement mieux que les -41% annoncés précédemment (56% du PIB). Rappelons que cela concerne encore les CHR qui restent à -90%,
  • l'industrie (14% du PIB), n'est plus qu'à -24% contre -38%, -39% et -43% lors des trois précédentes notes de conjoncture. La reprise est là mais encore bien « plombée » par l'automobile et l'aéronautique qui vont encore mettre longtemps à vraiment redémarrer,
  • le bâtiment, quant à lui a enfin fortement repris à -38% contre -75%, -79% et -88%, même s'il reste de nombreux freins,
  • les activités de commerce et réparation d'automobiles reprennent nettement de la couleur à -27% contre -47% le 7/5,
  • toujours parmi les moins touchées, les assurances et les activités immobilières, stables, la fabrication de denrées alimentaires revient encore un peu à -2% contre -5%, l'agriculture à -6% contre -13%, la reprise parfaite se fera après le 2 juin et l'ouverture des restaurants.

 

STRATÉGIE CT ET LT

 

1) Pour sa 14ème minute OPTIMISTE, Jean-Marc Bonnet, dirigeant de FINOVA Conseil a choisi sur « le rêve et les affaires » : ou passer du rêve à la réalité :

 

 

Si vous souhaitez voir ou revoir tous les épisodes de la minute OPTIMISTE, retrouvez-les en cliquant ici !

 

« L'espoir est un rêve éveillé » (Aristote)

 

On y croit !

Les collaborateurs et associés du Groupe FIMECO Walter France.

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