Comment les TPE-PME appréhendent 2027 ?
Comment les Tpe-Pme appréhendent 2027 ?
Selon le baromètre semestriel 2026 de Bpifrance Le Lab, les dirigeants de TPE-PME anticipent une dégradation des embauches et de leur activité l’an prochain.
Les résultats du baromètre de Bpifrance Le Lab traduisent une certaine prudence des dirigeants de TPE-PME quant à l’évolution de la situation économique. L’indicateur prévisionnel d’activité pour 2027 recule, en effet, de 5 points sur un an, à +8, très loin de sa moyenne de long terme (+24). Dans le détail, 24% des chefs d’entreprise prévoient une hausse de leur chiffre d’affaires, contre 16% qui anticipent une baisse. Le solde reste positif, mais il se rapproche des plus bas observés en 2013 au lendemain de la crise financière.
Ce manque de confiance touche presque tous les profils d’entreprises dans des proportions comparables. À signaler tout de même que les TPE basculent en territoire négatif, à -5, signe d’une inquiétude plus marquée chez les plus grandes tailles, les entreprises innovantes et les plus internationalisées conservent des anticipations plus favorables, mais elles restent, elles aussi, très en dessous de leurs standards historiques.
Services et tourisme en repli
Les écarts sectoriels, en revanche, sont marqués. L’industrie demeure le secteur le plus résilient, avec un indicateur prévisionnel d’activité à +20, malgré un recul de 3 points. Le commerce suit de loin, à +8. À l’inverse, les perspectives se dégradent franchement dans les services, les transports et surtout le tourisme.
Plus de détails, le tourisme apparaît comme le secteur le plus touché, avec un solde à -8. Les transports basculent, eux aussi, en territoire négatif, à -2. Dans les services, la situation est plus contrastée : les services aux entreprises restent légèrement porteurs, tandis que les services aux particuliers décrochent nettement. La construction faisant figure d’exception relative : elle voit son indicateur légèrement s’améliorer même s’il reste négatif (-5).
L’emploi pourrait se dégrader
Les intentions d’embauche s’ajustent logiquement à ces prévisions de baisse d’activité. L’indicateur prévisionnel d’emploi perd ainsi 5 points sur un an, à +6, loin de sa moyenne historique (+17). Seuls 14% des dirigeants envisagent d’augmenter leurs effectifs, tandis que 9% comptent les réduire.
Là encore, le tourisme et les services concentrent les plus fortes dégradations. L’indicateur d’emploi tombe à -11 dans le tourisme et à +6 dans les services. Le commerce, la construction et les transports resteraient à peine positifs. L’industrie se distingue une nouvelle fois, avec un indicateur à +13, le plus élevé de tous les secteurs.
Source : Les Echos